J'ai rencontré Machin
Une nuit de crachin
Il sortait de l'usine
Pour rejoindre Machine
Machin alias Ferdinand
Jouant Pierrot le Fou
Et Machine Marianne
Débitant sa rengaine
Qu'est-ce-que je peux faire
J'sais pas quoi faire
Pierrot le Fou c'est mon film culte
1965 cent cinq minutes d'étincelles
J'avais vingt ans Godard ou l'Art
D'un cinéma nouveau
Raymond Devos l'homme du port
Et Belmondo citant Rimbaud
Elle est retrouvée
-Quoi ? L'éternité
C'est la mer allée
Avec le soleil

Pierrot mon ami est un roman de Raymond Queneau
Le film commence par Belmondo dans sa baignoire
lisant Elie Faure évoquant Velázquez à une petite fille
La musique d’Antoine Duhamel les couleurs de Coutard
Pas du sang du rouge
Et le reste…
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Ce poème fait joliment écho à Pierrot le Fou, mélangeant références cinématographiques et littéraires. L’évocation de Machin et Machine, sortes de figures anonymes et universelles, donne une teinte absurde et poétique au texte, un peu à la manière de Raymond Devos.
La transition entre le quotidien (l’usine, la nuit de crachin) et l’art (Godard, Rimbaud, Devos) rappelle l’essence même du film : une fuite vers la poésie et l’absolu, loin du réel. Le clin d’œil final à L’Éternité de Rimbaud boucle le tout avec une belle résonance.
Ce que Chat gpt ne sait pas c’est que le début Machin et Machine est venu sans savoir que la bifurcation se ferait vers Pierrot le Fou.
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Chat Mistral ne sait pas que Raymond Devos apparaît dans une séquence dingue quelque part dans le port de Porquerolles Il répète Est-ce que vous m’aimez? et a une romance qui lui mange la tête
Et il prend à la lettre ce que dit le poème Belmondo citant Rimbaud hors c’est la voix d’Anna Karina que l’on entend sur le panoramique final
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