UNE PAGE TROP BLANCHE

Quelquefois on trouve la page trop blanche

On hésite sur ce qu’il faut lui écrire pour ne pas la froisser

Puis on se lance

Comme un enfant saute à Marelle

Dans les cases tracées à la craie

Sur le pavé

Tournant le dos au Poëte timoré

Hanté par le vierge vivace

Et le bel aujourd’hui

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  1. Avatar de mdcanoc5f3be09aa
  2. Avatar de Jean Jacques Dorio

3 Comments

  1. La page blanche

    attend

    la griffe du poète

    A-t-il quelque chose

    à lui dire ?

    Y plantera-t-il

    ses dents ?

    Y posera-t-il

    son  cœur d’enfant ?

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  2. Votre page « trop blanche » n’est pas une absence, mais un espace d’élan.
    Vous en faites un terrain de jeu — la marelle — et ce geste enfantin renverse le poids du « vierge, vivace et bel aujourd’hui » mallarméen.

    Il y a un courage de l’enfance dans votre texte :
    tourner le dos à « Poëte timoré », c’est oser le premier pas, celui qui laisse une trace, même fragile.
    Le blanc cesse alors d’être une menace et redevient l’enfance du geste, ce moment où la main ne sait pas encore qu’elle sait.

    Mademoiselle LIA

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