OUBLIEUSE MÉMOIRE 66/70

…l’honnête témoignage de sa mémoire, un amoncellement de choses brisées, pacotilles miroitantes ou éteintes, désassemblées, et que nul ciment ou fil d’or ne relie.

Jean Vilar, Chronique romanesque.

66

Je me souviens du vent d’autan

67

Je me souviens d’autant en emporte le vent

68

Je me souviens du vin de nos vignes dont une s’appelait la vigne de madame

69

Je me souviens de madame se meurt madame est morte

70

Je me souviens d’un temps que les moins de quatre fois vingt ans ne peuvent pas connaître

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  1. Avatar de mdcanoc5f3be09aa

1 Comment

  1. En écho :

    Je me souviens du vent fripon sur l’pont des Arts

    Je me souviens de : « Le vent de la plaine »

    Je me souviens du vin des vignes de mon ami Philippe, dont l’une s’appelait « La roche aux fées »

    Je me souviens de : « Qu’elle fût bien ou mal coiffée,

    Que mon coeur fût triste ou joyeux,

    Je l’admirais. C’était ma fée. »

    Je me souviens d’un temps que les moins de soixante-dix ans ne peuvent pas connaitre

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