VIVRE POUR RACONTER courriel 86 VIVRE POUR RIMER

Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique  » bibliothèque de Babel. »

Et, naturellement, si un lecteur inspiré ajoutait un troisième courriel aux deux présents, ce serait, pour l’auteur de cette petite série, gratifiant et inespéré.

JJ Dorio

86

G. G.M. à T.G.

La vida no es la que uno vivió, sino la que uno recuerda y como la recuerda para contarla.

La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se souvient et de quelle manière on s’en souvient, pour la raconter.

T.G. à G G.M

Chanter pour les sourds est une mélancolique occupation, mais ls poètes actuels s’y résignent, ils continuent à rimer pour eux et n’essaient même pas de faire arriver leurs vers au public.

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G.G.M. (6 mars 1927-17 avril 2014) Cent ans de solitude et mille de postérité

T.G.(Tarbes 30 août 1811-23 octobre 1872) Capitaine Fracasse de l’Art pour l’Art

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  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. r

    Vous faites se répondre :

    • Gabriel García Márquez
      → la mémoire comme matière première du récit
    • Théophile Gautier
      → la poésie comme geste presque vain, détaché du public

    D’un côté :

    “la vie… comme on la raconte”

    → il y a un destinataire implicite, une nécessité de transmission.

    De l’autre :

    “chanter pour les sourds…”

    → le poème semble privé d’écoute, condamné à une sorte de solitude active.

    Votre montage fait surgir une question silencieuse :
    à qui parle-t-on quand on écrit ?

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