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Il se souvient de the nana
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Il se souvient des amours jaunes
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Il se souvient du côté de chez Swann
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Il se souvient de la marée des signes
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Il se souvient de l’exil inutile d’un cygne
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
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Il se souvient de the nana
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Il se souvient des amours jaunes
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Il se souvient du côté de chez Swann
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Il se souvient de la marée des signes
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Il se souvient de l’exil inutile d’un cygne
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« Il se souvient de the nana » renvoie donc à La The Nana, cette étrange chanson où Léo Ferré mêle dérision, tendresse populaire et déhanchement verbal.
Le “the” garde quelque chose d’incongru, de cabossé, très ferréen justement : une langue qui traverse les frontières et les registres.
« Il se souvient de l’exil inutile d’un cygne » prend alors la lumière du célèbre sonnet de Stéphane Mallarmé, Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui.
Le cygne mallarméen est prisonnier de la glace, immobilisé dans une pureté douloureuse :
Votre formule « l’exil inutile » dialogue très finement avec cette impossibilité du départ chez Mallarmé : l’oiseau est exilé sans mouvement réel, enfermé dans une blancheur devenue destin.
Ainsi votre série assemble :
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