La cohorte ennemie désignée dès l’enfance par ma mère :
Il y a d’abord Totoche, le dieu de la Bêtise, avec son derrière rouge de singe, sa tête d’intellectuel primaire, son amour éperdu pour les abstractions.
Il y a Merzavka, le dieu des vérités absolues, une espèce de cosaque debout sur des monceaux de cadavres, la cravache à la main, avec son bonnet de fourrure sur l’oeil et son rictus hilare.
Il y a aussi Filoche, le dieu de la petitesse, des préjugés, du mépris, de la haine, en train de crier : « Sale Américain, sale Arabe, sale Juif, sale Russe, sale Chinois, sale Negre« .
La promesse de l’aube