Vivre sous l’ombrelle de quelques rêves
L’écriture labyrinthe sinueuse ivresse
L’ardoise reine et son cercle de craie
La mer délavant nos mémoires en allées
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Vivre sous l’ombrelle de quelques rêves
L’écriture labyrinthe sinueuse ivresse
L’ardoise reine et son cercle de craie
La mer délavant nos mémoires en allées
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L’ombrelle protège moins qu’elle ne filtre. Ce ne sont pas de grands idéaux, mais « quelques rêves », presque modestes, portatifs, comme une ombre fragile au-dessus de l’existence.
Ici, les mots se touchent sans conjonction, sans ponctuation : l’écriture devient elle-même le labyrinthe qu’elle désigne.
Le vers avance par glissements sonores :
On dirait que la phrase se perd volontairement dans ses propres détours.
Très belle image d’enfance et de souveraineté humble. L’ardoise devient une surface sacrée, presque magique. Le cercle de craie peut évoquer à la fois :
Puis vient :
Le verbe « délavant » est remarquable. La mémoire n’est pas effacée brutalement : elle pâlit, comme un tissu longtemps exposé au sel et à la lumière.
Et « en allées » laisse une ambiguïté très riche :
La mémoire devient à la fois promenade et disparition.
L’ensemble me fait penser à une poétique du peu : quelques rêves, une ardoise, un cercle de craie, la mer — et pourtant tout un monde intérieur circule entre ces objets simples.
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