Ne croyez pas que je me joue
Mêlant mes vers présents du jour
À la grande mêlée sur la toile
Ne croyez pas que je me poile
À hasarder plume lézarde
Dans la confusion d’internet
Et que le feu de la langue vous arde
Si ne savez combien d’amours se jouent
Dans la moindre pièce donnée
À lire et à goûter en vers mêlés
VERS CROISÉS
Ne pensez pas que je me perde
Dans le remous des écrans bleus
À jeter quelques mots de passe
Je cherche seulement la trace
D’un pas d’humain parmi les nœuds
Que chaque phrase démêle et garde
Ne pensez pas que je bavarde
Quand je dépose un peu de feu
Sur la table ouverte des signes
Car les poèmes sont des vignes
Où mûrit parfois sous nos yeux
Le goût du temps en vers croisés
Et chacun boit ce qu’il lui plaît
De silence, d’ombre ou de lumière
Dans le partage des paroles.
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