MES LECTEURS


Ils ne seraient pas, selon moi, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d’eux-mêmes.

Oui, mais comment, chère lectrice, cher lecteur, lire en toi-même, si ce n’est en lisant ton livre de signes inconnus, si ce n’est en écrivant pour toi-même, à ta manière,
après avoir été stimulé par le poème sous tes yeux, dont tu t’évades pour t’adonner à la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, (celle de) la littérature.

Cette vie qui en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez « l’artiste ». Mais ils ne la voient pas, parce qu’ils ne cherchent pas à l’éclaircir.

En italique des extraits du Temps retrouvé.

Laisser un commentaire