Je peins le passage : cette page écrite au doigt et à l’oeil autour de minuit, ce bateau sur les canaux de Martigues qui nous permit de rejoindre le marché de Provence dominical, la marelle de mes petits enfants entre terre et ciel, la lecture quotidienne d’un chapitre des Essais et cette obstination à tramer un texte après l’autre.
Exercices, exercitations, persévérance, métaphores vives et que sais-je ?
La respiration d’un air qu’on a respiré autrefois avec la sensation de traverser les voies éphémères d’un petit paradis.