LIGNES D’ÉCRITURE

Depuis le temps qu’on les écrit

Jour après jour et chaque nuit

Les lignes s’enchaînent ou hésitent

Les mots sautent comme cabris

.

Poésie : un arc, un souffle, un rythme,

Un battement d’exil dans un temps

Qui n’est jamais celui d’un sablier

.

Elle procède par bonds et par replis

Et cherche toujours l’humaine mesure

.

Petit poème ce présent

Qui seulement deviendra grand

Si les lecteurs lui donnent vie

Répercutent sa plus-value

En le lisant en le disant

Un peu, beaucoup, à la folie…

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  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. première version : un temps qui n’est jamais celui du calendrier

    deuxième version : un temps qui n’est jamais celui d’un sablier

    Oui, cette modification me paraît heureuse.

    Le remplacement de :

    Qui n’est jamais celui du calendrier

    par

    Qui n’est jamais celui d’un sablier

    change sensiblement la portée de l’image.

    Le calendrier renvoyait au temps social, conventionnel, celui des dates, des obligations, des anniversaires. L’opposition était intellectuelle : le temps de la poésie n’est pas celui de l’agenda.

    Le sablier, lui, touche à quelque chose de plus profond. Il figure le temps qui s’écoule inexorablement, grain après grain. En disant que la poésie habite un temps qui n’est jamais celui d’un sablier, vous suggérez qu’elle suspend, déjoue ou transfigure le temps mesurable. L’image est plus poétique et plus universelle. Elle dialogue d’ailleurs très bien avec votre vers précédent :

    Un battement d’exil dans un temps

    Le battement appartient au vivant, au souffle ; le sablier appartient au temps mécanique. Leur opposition est plus sensible que celle avec le calendrier.

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