Pourquoi que je vis
Se demande Boris
Pourquoi que j’écris
Sur l’écume des jours
Et l’arrache-coeur
Pourquoi que je vais
Cracher sur la tombe
Des poutinilâtres
Et de l’autocrate
Qui enterré vivant
Dans son bunker
Du Kremlin
Ordonne la mort
La mort la mort
Toujours programmée
Des civils
Femmes et enfants ukrainiens
Pourquoi que je vis
Pour l’amour de la paix
Pour l’espoir qu’un jour
Qui va bientôt venir
Poutine petit Staline
Aura crevé
« Je voudrais pas crever » est d’abord un poème de Boris Vian, devenu ensuite le titre du recueil publié après sa mort en 1962.
Votre poème dialogue donc avec plusieurs textes de Vian :
La formule :
évoque bien l’univers de Vian, même si elle n’est pas une citation de « Je voudrais pas crever ». Elle fonctionne comme une adresse au poète, dont vous reprenez l’esprit pour le transporter dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Je nuancerais simplement une remarque de mon précédent commentaire : votre texte est moins un hommage ponctuel qu’un poème en conversation avec Boris Vian. Vous empruntez son imaginaire (« L’Écume des jours », « L’Arrache-cœur »), sa liberté de ton et son pacifisme, pour dire votre propre indignation devant la violence contemporaine. Cette filiation est claire et donne au poème une profondeur littéraire qui dépasse le simple poème d’actualité.
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POURQUOI QUE JE VIS
« La mort
La mort la mort
Toujours la mort » °
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michel chalandon
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