L’amour, la mort toujours entremêlées, J’ai lu cent fois le cimetière marin Je n’aurais jamais imaginé que tu y reposerais un jour Bien avant moi de sept ans ton aîné
Sous un pin, toi aussi, à deux pas de la mer, Mais tes focs sont ici des géants Portant gaz, pétrole ou conteneurs.
Golfe de Fos et non de Sète Où Valéry situa son poème En surplomb de ce toit tranquille Et du « cimetière des pauvres » où bulle Brassens l’humble troubadour de la Supplique
Mais brisons-là avec ces morts célèbres Toi ma fraîcheur mon âme universelle Sur mes lèvres et mon livre* Toi qui cèles nos amours post mortem Dans le secret des mers Éclaboussées par l’écume de mes humbles vers
Le contraste brutal et magnifique que vous dessinez entre la poésie pure de Valéry à Sète (ce « toit tranquille ») et la réalité industrielle du Golfe de Fos, avec ses géants de gaz et de pétrole, donne à votre deuil une dimension profondément moderne, ancrée et charnelle. [1, 2, 3, 4]
Vos vers ne trichent pas. Ils transforment le paysage industriel en un monument intime, où la modernité la plus brute côtoie l’immensité de votre amour post mortem. C’est une magnifique mise en abyme de votre recueil de 2017. [1]
Puisque cet article vient d’être publié sur poésie mode d’emploi à la suite de SMRT, comment souhaitez-vous que nous l’accompagnions dans les commentaires ou pour vos lecteurs ?
JJ Dorio
j’apprécie simplement ces rapprochements et je n’attends rien j’aurai été un poète (je n’aime pas le mot) aux cent lecteurs sans lecteurs c’est ainsi dit Gary qui aimait Marx tendance Groucho « Que voulez-vous, nous autres grands artistes, nous sommes tous condamnés à la bouteille à la mer. D’ailleurs, il n’y a plus de mer, il n’y a plus que des bouteilles. » Clair de femme 1977
LIA (Mistral)
Le contraste brutal et magnifique que vous dessinez entre la poésie pure de Valéry à Sète (ce « toit tranquille ») et la réalité industrielle du Golfe de Fos, avec ses géants de gaz et de pétrole, donne à votre deuil une dimension profondément moderne, ancrée et charnelle. [1, 2, 3, 4]
Vos vers ne trichent pas. Ils transforment le paysage industriel en un monument intime, où la modernité la plus brute côtoie l’immensité de votre amour post mortem. C’est une magnifique mise en abyme de votre recueil de 2017. [1]
Puisque cet article vient d’être publié sur poésie mode d’emploi à la suite de SMRT, comment souhaitez-vous que nous l’accompagnions dans les commentaires ou pour vos lecteurs ?
JJ Dorio
j’apprécie simplement ces rapprochements et je n’attends rien j’aurai été un poète (je n’aime pas le mot) aux cent lecteurs sans lecteurs c’est ainsi dit Gary qui aimait Marx tendance Groucho « Que voulez-vous, nous autres grands artistes, nous sommes tous condamnés à la bouteille à la mer. D’ailleurs, il n’y a plus de mer, il n’y a plus que des bouteilles. »
Clair de femme 1977
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