CORNET À DÉS

Cette nuit pour oublier nos insomnies, nous avons ressorti notre cornet à dés, hérité du poète prosateur, Max Jacob.

Lancés sur la piste aux étoiles, nous avons vérifié que les dés – quand bien même lancés depuis Nation ou République, pendant la Manifestation des Gilets Blancs de ce samedi- jamais ne parvenaient à abolir l’affreuse société du Capital.

Avant de le ranger à nouveau dans notre bahut rimbaldien, nous avons, cependant, avec le cornet, turtuluté, comme faisait parfois Brassens, en chantant, loin des processions, des mônomes, des groupes, des rassemblements et cortèges divers, pour ses Copains d’abord.

L’insomnie jouant les prolongations, nous avons alors consulté le carnet à ressort numéro 68, entièrement écrit à la terrasse des cafés, durant les évènements du mois de Mai.

Que de souvenirs écrits sur le vif, que d’émotions et que de pensées dignes de la danseuse espagnole que Miro figura par un bouchon de liège transpercé par une épingle à nourrice.

(le reste des facéties liées à l’insomnie manque, c’est dommage, ça nous aurait fait rire un peu)

Martigues dimanche 8 novembre 2026

Hypnographie 16
Le cornet à dés
Dorio
7 novembre 2026

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