Ce sera un onzain
En vers de six syllabes
Ce sera ce zinzin
Qui occupe ta nuit
Ce sera cette forme
Répétée onze fois
Librement dans la norme
Dans le secret du monde
Un koan façon Zen
Applaudi à la ronde
Par une seule main
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Ce sera un onzain
En vers de six syllabes
Ce sera ce zinzin
Qui occupe ta nuit
Ce sera cette forme
Répétée onze fois
Librement dans la norme
Dans le secret du monde
Un koan façon Zen
Applaudi à la ronde
Par une seule main
On n’oublie pas le roman des familles
Les serments sous les charmilles
Le petit chien Milodiou
Aboyant à la lune
.
On n’oublie pas la mémoire d’un lieu
Une maison à l’écart du village
Son puits d’eau fraîche
Même l’été
.
On n’oublie pas les animaux qui nous entouraient
Cochons couvées chiens de berger
Vaches et boeufs chevaux
Images passant du coq à l’âne
.
Histoires enchevêtrées rapportées sans bâillon
Sans ciller ni scintiller
Une colombe dans la tête
Volant loin des musées
Je relis Marot
Le prince des épîtres
J’écris haro
Sur le baudet
Je fais le pitre
.
Je pointe Poutine
L’affreux Nain jaune
Au cerveau reptilien
Massacrant le peuple
Héroïque Ukrainien
.
Je ressors mes carnets d’écriture
Vieux d’une décennie
Je redécouvre des textes touchants
Ou ratés :
Je me dis que l'auteur
de l'adolescence clémentine
m'aiderait à faire le tri
.
CHAQUE PAGE BLANCHE
m’est incertitude Mais sans garantie aucune je m’y lance pour pratiquer cette action insensée : mesurer l’impact des mots qui vont s’écrire sur mes affects mes idées d’un instant qui ne font que passer Au hasard d’une nécessité ? Je ne sais…mais j’essaie de la laisser se composer Page blanche, vierge et vivace en ses attraits Et puis perdue dans un vol trop heurté ou quelquefois dotée d’un charme mystérieux Celle-ci, comme bien d’autres aura été pour le moins esquissée transférant les incertitudes qui me nourrissent de la main au papier.
Un nouveau dictionnaire à part moi page 28
Avec l'ajout d'une hypnographie

Une autre page éphémère donnée uniquement sur mon blog poésie mode d'emploi DEVANT LA PAGE PERSONNE morceaux tissés d’une attention formelle mais sans se formaliser outre mesure peignant le passage d’un mot à un autre lambeaux cousus d’ontologie héraclitéenne d’atomes dansant la gigue la maclotte qui sautille la marelle terre ciel des petites filles en fleurs au point que ce texte puisse donner l’impression d’un mélange de doctrines diverses d’un doute sur la philosophie qui vraiment le soutient le pinceau qui le peint le pain de seigle, d’orge qui le nourrit la pression du noir sur la page jadis blanche…
CE SONT DES PHRASES DÉCOUSUES
des bribes venues de la mémoire qui se démémorise, anticipant qui sait ? nos errances dans la forêt d’Al Zheimer, ou bien, dans une visée plus paradoxale, des phrases que l’on laisse aller dans « une vie glissante, sombre et muette », tel que l’écrivait l’auteur des Essais. Ce sont des phrases rapiécées, issues de pièces d’un théâtre intérieur et d’une poésie aux poches trouées. Ce sont des phrases que l’on oublie au fur et à mesure qu’elles apparaissent dans nos rêves nocturnes en « zone de fortes turbulences oniriques. »
Un nouveau dictionnaire à part moi p 27-28
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