Salutaires
Les mots
Dont on porte
Le contraire
Oxymore
Des crocs
Des chiens
En colère
Des mécènes
Et des boucs
émissaires
Apollinaire
Notre Homère
Cueillant
Ce brin de bruyère
Creusant ce texte
Des yeux
Jusqu’aux oreilles
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Salutaires
Les mots
Dont on porte
Le contraire
Oxymore
Des crocs
Des chiens
En colère
Des mécènes
Et des boucs
émissaires
Apollinaire
Notre Homère
Cueillant
Ce brin de bruyère
Creusant ce texte
Des yeux
Jusqu’aux oreilles
Idée fixe
Astérix
Sonnet en X
Nul ptyx
Brûlé
Par le Phénix
************
Sur la scène
Des ébauches
D’une danse
Pina Bausch
************
Amour tu
Amour dire
Alouette
Tirelire
Doux Zéphir
D’avenir
***************
Agir
Sans cesse
Sans gémir
Sans perdre
Le fil
De sa lyre
Tout égo
Bannir
Guérir la vie
Beaumarchais rêvait d’un brochet
C’est juste un vers qui n’est pas vrai
Mais cette fadaise était bonne à croire
Tous les synonymes en attestent :
calembredaines balivernes chimères
billevesées sottises niaiseries sornettes
Sans parler de la malle aux colifichets
Un héritage de Bouvard et Pécuchet
Un objet retenait l’attention de Caron
C’était une montre squelette
Créée par son père horloger
Son mécanisme est apparent
Tel ce texte qui sous la chair
Montre ses ossements
On n’a pas tous les jours quatre fois vingt ans
Quatre fois vingt piges ou seize lustres
Voilà c’est fait à l’instant ce vingt quatre mars
Quand en 1945 je naquis
Ça crée forcément un certain vertige
En même temps qui puis-je ?
Je compte quatre-vingt mentalement
Vide et plein
En respirant songeant au fil du double jeu : inspiration expiration :
Un deux trois quatre cinq six sept huit neuf dix onze douze treize quatorze quinze seize dix-sept dix-huit dix-neuf vingt vingt et un vingt deux vingt trois vingt quatre vingt cinq vingt six vingt sept vingt huit vingt neuf trente trente et un trente deux trente trois trente quatre trente cinq trente six trente sept trente huit trente neuf quarante quarante et un quarante deux quarante trois quarante quatre quarante cinq quarante six quarante sept quarante huit quarante neuf cinquante cinquante et un cinquante deux cinquante trois cinquante quatre cinquante cinq cinquante six cinquante sept cinquante huit cinquante neuf soixante soixante et un soixante deux soixante trois soixante quatre soixante cinq soixante dix soixante sept soixante huit soixante neuf soixante dix soixante et onze soixante douze soixante treize soixante quatorze soixante quinze soixante seize soixante dix sept soixante dix huit soixante dix neuf quatre vingt
Voilà j’y suis
J’éteins le lustre de ma chambre
Retour au calme
Il est quatre heures pile comme c’est inscrit sur le livret d’état civil
Voilà ton fils Mère
Quatre-vingt ans après que tu l’eus mis au monde
Qui pense fort à toi
C’est la moindre des choses
C’est ce que je te dois
Mon éternelle maman
Ma mère
Chanson JJ Dorio Enregistrée au studio du Petit Mas à Martigues
Accompagnement guitare Philippe Bruguière
Armée que nul tyran ne commande
Qui joue du luth
Aime l’allure poétique
Petit cheval dans le mauvais temps
Allant à l’ amble
S’amuse d’un écart de langage
Sur le papier et dans ses marges
Amoureux que leurs vers transcendent
Dans les Andes ou à Samarcande
Dans la forêt de Brocéliande
Poètes
Souffrez qu’ici on vous défende