On va voir ce qu’on va voir y compris les yeux fermés On va voir des écrivains mauvais comme des cochons On va voir le corps d’un dormeur du val enveloppé dans des draps de coque d’oeuf On va voir des cygnes qui sur le point de pousser leur dernier chant se noient dans la rosace de la cathédrale d’Amiens On va voir un homme soluble dans le dictionnaire Larousse illustré On va voir une lime à ongle scier les fondations de la tour Eiffel On va voir ma mère qui est toujours là chanter la madelon à l’angle de la rue de la Paix et de la place de l’ Opéra On va voir deux Esquimaux chanter la ballade des mots exquis On va voir cette présence reliée à l’enfance de l’art le chemin de la fin qui recule vers le futur ou vers le néant c’est selon
Category Archives: Non classé
SOURIRE MATINAL
une chanson impromptue trouvée dans les cahiers de mon institutrice préférée recopiant un poème de Victor Hugo pour ses élèves de CP CE1
SANS TITRE
Idée fixe
Astérix
Sonnet en X
Nul ptyx
Brûlé
Par le Phénix
************
Sur la scène
Des ébauches
D’une danse
Pina Bausch
************
Amour tu
Amour dire
Alouette
Tirelire
Doux Zéphir
D’avenir
***************
Agir
Sans cesse
Sans gémir
Sans perdre
Le fil
De sa lyre
Tout égo
Bannir
Guérir la vie
UN RÊVE DE BEAUMARCHAIS
Beaumarchais rêvait d’un brochet
C’est juste un vers qui n’est pas vrai
Mais cette fadaise était bonne à croire
Tous les synonymes en attestent :
calembredaines balivernes chimères
billevesées sottises niaiseries sornettes
Sans parler de la malle aux colifichets
Un héritage de Bouvard et Pécuchet
Un objet retenait l’attention de Caron
C’était une montre squelette
Créée par son père horloger
Son mécanisme est apparent
Tel ce texte qui sous la chair
Montre ses ossements
RIMES AILLEURS
J’ai eu des amis rimailleurs
Qui désormais riment ailleurs
Avec les vers du cimetière
Rimailleurs rimassant leurs rimailles
Dont à la fin ils sont marris sans maille
Écrit Marot pour que sa rime aille
Mari j’étais moi aussi d’une belle Ève
Qu’un méchant cancer
(c’était il y a onze ans)
achève
Dessinant ce visage sans lèvres
Par où commencent les ténèbres…
Et les crises de vers