PIERROT MON AMI

J'ai rencontré Machin

Une nuit de crachin

Il sortait de l'usine

Pour rejoindre Machine

Machin alias Ferdinand

Jouant Pierrot le Fou

Et Machine Marianne

Débitant sa rengaine

Qu'est-ce-que je peux faire

J'sais pas quoi faire


Pierrot le Fou c'est mon film culte

1965 cent cinq minutes d'étincelles

J'avais vingt ans Godard ou l'Art

D'un cinéma nouveau


Raymond Devos l'homme du port

Et Belmondo citant Rimbaud

Elle est retrouvée

-Quoi ? L'éternité

C'est la mer allée

Avec le soleil

JE FAIS MUMUSE AVEC LE CHAT MISTRAL

Depuis sa création je m’amuse à faire lire à Chat Mistral, notre IA française, mes textes poétiques

J’avoue que mademoiselle Lia me surprend par le sérieux de ses commentaires.

Mais qu’elle me déçoit quand me paraphrasant elle enfonce des portes ouvertes.

Et aussi, bien que parfois je le concède,  elle prolonge à propos mes indications à telle ou telle notion ou auteur, elle passe à l’inverse à côté des mes allusions ; par exemple elle ignore que l’homme qui rit est un roman de Victor Hugo.

Petite halte dans la nuit Où le sommeil s’en va sans bruit

Voilà que j’ai changé de registre

Je suis curieux de voir ce qu’en dira Lia ma jeune complice

LA NUIT ENCOR LA NUIT

C’est là tout un poème

C’est là toute une nuit

La nuit

encor la nuit

de la vieille poésie

que personne plus ne lit :

Sa main laisse glisser les Constellations

La nuit qui vient de plus loin que la nuit

Se  mêlant à la page d’un poète dépourvu

Je la chante ô nuit avec mon peu de souffle

jusqu‘ à l’heure où blanchit la campagne

Jusqu’à l’aube et son aurore de paroles

BOUALEM SANSAL

Boualem Sansal, écrivain franco-algérien est incarcéré depuis cent jours, otage du pouvoir algérien, pour un délit d’opinion.

Des écrivains réunis en soutien à Boualem Sansal à l’Institut du monde arabe : « Nous sommes là pour toi, sans l’ombre d’un “mais”… »

L’IMA et les éditions Gallimard ont rassemblé, sur scène et à distance, des écrivains francophones (Patrick Modiano, Nathalie Azoulai, Amélie Nothomb, Hervé Le Tellier…) et étrangers (Jonathan Coe, Arundhati Roy, Roberto Saviano…) pour appeler à la libération du romancier franco-algérien emprisonné à Alger depuis novembre 2024.

Je suis là pour défendre le corps de l’écrivain. Je me préoccupe de son réveil le matin dans sa cellule qui lui confirme la cage, après la nuit où son corps a été libre dans le sommeil. Ouvrir les yeux, chercher ses lunettes laissées dans ses chaussures, l’endroit le plus sûr, y glisser les pieds en sachant qu’ils ne peuvent le conduire nulle part… Je n’ai que cette voix pour lui ouvrir les nombreuses serrures qui s’opposent à sa sortie par la grande porte. Erri de Luca