Et quand personne ne me lira a écrit un jour ou une nuit Michel de Montaigne
Tu ne cesses d’écrire en refusant d’écrire ce qui vient automatiquement
Tu ne cesses d’écrire ce que tu ignorais que tu allais écrire : une histoire vécue dans une bicoque de l’Altiplano péruvien entouré la nuit de momies de la période Inca, une pêche à la nivrée dans un bras de l’ Orénoque avec les indiens Panarés, une corvée où l’on monte au grenier le blé à dos de paysans dans ta maison de l’ Ariège.
Tu ne cesses d’écrire d’une encre qui se souvient de tout
Tu ne cesses d’écrire sans espoir et sans but mais aussi sans ratures le geste de l’archet l’insouci de la rime
Tu ne cesses de lire ce que tu viens d’écrire et qui sans lectrice ou sans lecteur ( une ou un suffit) restera langue morte