Le temps d’un haïku
Les mots neigent sur la page
Et sous les pavés

20 HYPNOGRAPHIES CRÉÉES le 23 aoüt 2013
à la dernière ligne il faut lire :
comme le blanc qui donne du bleu si ça tourne bien du noir si ça tourne mal
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Le temps d’un haïku
Les mots neigent sur la page
Et sous les pavés

20 HYPNOGRAPHIES CRÉÉES le 23 aoüt 2013
à la dernière ligne il faut lire :
comme le blanc qui donne du bleu si ça tourne bien du noir si ça tourne mal
Mes forêts sont pleines de créatures sauvages qui effraient les enfants amadoués par les images de Disney. Mes forêts sont des réservoirs de mythes, d’Esprits venus du Monde Autre qui tentent désespéramment d’empêcher la chute du ciel. C’est Remori, l’esprit de la grosse abeille orangée, qui a donné aux Blancs qui me lisent, leur langue emmêlée. Leur manière de parler ressemble aux vrombissements de ces bourdons. Cette langue est semblable à celle des spectres qui menacent d’extermination mes forêts.

Forêt qui cache les Esprits venus du Monde Autre dorio 21/11/2013
Obstiné entêté en vers et contre tous Un bel alexandrin qu’ici j’immobilise Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne (Mallarmé) Obstiné ? Pas du tout Envers et contre tout C’est faire et laisser dire Faire ces quelques lignes Complètement gratuites au milieu de la nuit Degré zéro de l’écriture comme dit l’autre (Barthes) Une manière de capitulation (diérèse) Comme quand on est malade cloué au lit Mallarmé (encor lui) fait de son écriture Cette ancienne et jalouse et très vague pratique Le vierge le vivace et le bel aujourd’hui On ne saurait mieux dire

On rit pas mal dans la forêt de Wilfredo Lam : lames de fond, dieux cisaillés par les demoiselles de la rue d’Avignon enfourchant la révolution des signes en rotation.
On pleure aussi, quand la réboloution, elle est finie.
Mes parents reposent sous un cyprès Ma femme sous un pin d’Alep Mon ami qui vivait à Menton rue des grenadiers dort au cimetière des Trébuchets -Et vous monsieur, où irez-vous dormir votre sommeil pour l’éternité ? - Loin des arbres ombreux, depuis longtemps j’ai opté, pour le pays des poèmes, celui où n’entrent que ceux et celles qui changent leurs maux réels en mots de fantômes errants.

labyrinthe des arbres ombreux : dorio 22/06/2023