Occasions perdues La nuit j’en fait l’inventaire Mais pourquoi les taire
Les regrets ratages Brasiers et cendres des mots Et les chutes…Chut haiku 04:13
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Occasions perdues La nuit j’en fait l’inventaire Mais pourquoi les taire
Les regrets ratages Brasiers et cendres des mots Et les chutes…Chut haiku 04:13
J’ai toujours fui les gens aux humeurs noires Chagrins, fâcheux, mélancoliques, hagards, Grincheux, dépités, présomptueux lézards Qui se dorent au soleil de leurs désespoirs Pour toi, Amour, sonnets rondeaux, ballades, J’ai écrit j’ai chanté comme un malade Qui fait la nique aux maladies de l’âme Pour tes yeux lumineux, tes cheveux d’or, le rubis de ta bouche, Pour la beauté lunaire de ton front argentin J’ai écrit retiré du fond de la nuit brune Lisant et écrivant sonnets des plus anciens Changeant vers de l’Enfer en poèmes bon teint Épouvantables idées en chants spirituels Je te donne en fin ce vers inactuel
Le poème court Sur la page sur la plage Cherchant l’or du temps
Amours et Contr’amours vos ardeurs écrivez Amours pures d’un jet Contr’amours contariées Les Amours de Ronsard Contr’amours de Jodelle Couché au doux abri d’un myrte et d’un cyprès D’Aubigné amoureux, les horreurs de la guerre Tente en vain d’oublier Amour faites non la guerre Allez mes vers accompagnez plutôt que massacres Beautés Sonnets pour vos belles angevines Belles comme l’aurore de paroles divines D’un seul petit regard nous voilà enflammés Comme on voit dans la nuit un beau ballet d’Amour Contr’amour s’est noyé dans le fleuve Méandre Vos yeux sur les minuits viennent encore me prendre
J’écris sommeillant Cet haïku si peu présent Couleur de l’oubli