Comme l’ombre de mon dessin de plage La vie passe ainsi Tout en semblant immobile tout bouge le vent le vide l’étoile la toile de Pollock le chant du silence l’œil fendu de Buñuel et cependant on croit qu’il s’agit de crier Cogito ! pour arrêter le sablier tout bouge tout se meut c’est la branloire universelle du châtelain de Montaigne tout se transforme les rires en larmes le vivre en mourir tout renaît sur la scène du théâtre de la cruauté c’était bel et bien le bel été de la vie c’était … ça a été

un bel été j’ai dessiné l’éternité sur la plage de Fos sur Mer
