MINIMES IMAGES Minimes images Glanées au quartier des Minimes Ô moun país ô Toulouse ô Toulouse Capitale du rugby Antoine Dupont est son roi actuel Ce n’est pas Antoine Doinel Jean-Pierre Léaud L’alter ego de François Truffaut Dans les quatre cents coups Les quatre sans cou N’avaient plus de tête Desnos leur avait coupé le cou Minimes images ont proliféré C’est extra Chante Léo Ferré 1° mai 2023
POUR EXISTER FAUTI DU SANG ?

POUR EXISTER FAUTI DU SANG ?
Exister
C’est pas si simple
Mais Jean Follain
En fit le titre
D’un précieux recueil
De Poèmes
Elle disait C’est le pain
La porteuse
Levée aux aurores
Il disait Fauti du sang ?
Le vendeur de sanquette de cochon
Préparée aux petits oignons
Et leurs cris
Tombaient dans l’oreille
De l’enfant que j’étais
Et que je suis encor
Avec mes cheveux blancs
En assemblant mes feuillets
Nés dans la nuit
Reprisés chaque matin
« Pour sauver son éternité »
la "sanquette en occitanie
désigne le sang des animaux
que l'on passe à la poêle à frire
Jean Jacques Dorio 2 mai 2023 et 21 mars 2024
ALORS QU’EST-CE QUE T’AS ÉCRIT CETTE NUIT? 8 Rêves du cirque cérébral et hypnographies
RÊVES DU CIRQUE CÉRÉBRAL ET HYPNOGRAPHIES
-Alors qu’est-ce que t’as écrit cette nuit ? – Cette nuit j’ai fait mon plein de rêves, mais je n’ai pas été capable de les raconter, les mots m’ont fait faux bond. -Ah ! c’est frustrant ça. -En effet, mais tu vois, rien que de t’en avoir fait la confidence ça m’a soulagé. Et après tout, si les rêves t’amusent, je vais en inventer. -Pourquoi pas, puisqu’on dit bien (peut-être pour naïvement s’en protéger) « ce n’est qu’un rêve ». -Alors vois-tu, j’ai rêvé que je grimpais branche à branche dans le cerisier qui trônait dans le jardin de mon enfance pour me saouler de cerises. J’ai rêvé que le cerf-volant jaune pas plus grand d’envergure que les ailes du gabian (comme on appelle ici le goéland) devenait un géant, comme l’Airbus A380, qui entraînait mon petit-fils dans un voyage digne de celui de Nils Holgersson. J’ai rêvé que j’étais encore avec toi, qui depuis ce maudit 25 mai 2014 a perdu sa réalité. Nous étions assis sur un banc, devant le pont japonais du jardin de Monnet à Giverny et je te lisais les poèmes des grands jaloux qui ont fréquenté les ateliers des peintres. J’ai rêvé de « la ville aux rues sans nom du cirque cérébral », inventée par Robert Desnos, qui en état d’hypnose était le surréaliste qui travaillait le mieux du chapeau. J’ai rêvé qu’une éditrice de Caen (À quand les vacances ?) publiait mes hypnographies dans la forme traditionnelle des cahiers d’estampes originales d’Hokusai. Et puis, tu sais que j’ai la manie des chutes, sa grande vague m’a englouti, corps et biens.

reproduction 2 pages d’hypnographies Dorio 2 mai 2023
UN PREMIER MAI mais mais mais mais

UN PREMIER MAI mais mais mais Nouveau carnet Ouvert un premier mai Mai mai mai mai Paris mai J’écris en noir Au clair de lune Le mot vistemboir J’écris à blanc Porté par le souffle De Moby Dick Le cheval d’Henri IV Le chien des Iroquois La rougeur du sang Nouveau carnet Et sur ma page Ce premier pavé 1° mai 2023
ALORS QU’EST-CE QUE T’AS ÉCRIT CETTE NUIT 7 L’infracassable noyau de nuit
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L’INFRACASSABLE NOYAU DE NUIT
-Alors qu’est-ce que t’as écrit cette nuit ? -Cette nuit j’ai été englouti par le sombre océan. -Alors ? -Alors je n’ai rien écrit. C’est donc matin nouveau que je t’écris. -Merci de ne pas me bercer d’illusions. -Cependant je t’avoue dans la même veine que je n’ai pas encore ouvert mes volets (un rituel) et que par conséquent je n’ai pas encore donné le premier coup d’œil sur mon jardin et sur la mer, là-bas, là-bas, que j’ai la chance d’apercevoir avec ses lourds bateaux destinés au complexe pétrochimique, mais aussi la vision du fort ancien qui veillait naguère sur l’entrée de la passe maritime. -En quelque sorte tu essaies ainsi de prolonger la nuit. -J’essaie. La nuit et ses métamorphoses, le silence intérieur confronté au murmure d’un monde inédit. Le défi de casser cet infracassable noyau de nuit, mis en exergue par André Breton, à propos du seul Bien prôné par les Surréalistes : « la victoire de l’amour admirable sur la vie sordide ». -Oui, j’ai lu quelque part que sur ce plan au moins Breton prétendait « n’avoir jamais repris la mise. » -Celle en effet de l’amour réciproque, célébré dans le dernier numéro de Révolution, la revue Surréaliste. -Et contesté aussitôt par l’érotisme noir de Georges Bataille. -Oui, mais ceci, comme tu le sais, est une autre histoire.