« Voilà ces lignes
qui à peine le temps d’y penser
Sont au cœur
de mon petit métier »
Écrites avec une main
apparentée à celle
de Tchouang Tseu
(si l’on veut)
Je connais en effet
toutes les histoires
du philosophe poète
ayant vécu en Chine
au temps de Socrate
(à peu près)
Celles du boucher
du charron
de l’empereur jaune
et les autres
Illustrants tous les artisans
qui excellent
dans leur métier
Le mien en revanche
est tout petit
mais j’en ai fait
un recueil publié
qu’heureusement
personne ne lit
Sauf ceux et celles
qui savent
que poèmes partagés
permettent de supporter
nos découvertes verbales
et nos vulnérabilités


