Dernier poème
Dernière pièce
Donnée à lire
…
Écarts de langage
Hésitations entre
Sons et sens
.
On broie du noir
Et de l’indigo
On est fleur bleue
.
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Dernier poème
Dernière pièce
Donnée à lire
…
Écarts de langage
Hésitations entre
Sons et sens
.
On broie du noir
Et de l’indigo
On est fleur bleue
.
J’entre pour la vingt quatre millième fois (évaluation chiffrée non garantie) dans un livre
Il est nouveau je viens de le choisir dans l’unique librairie de ma ville de 50 mille habitants
Le livre me renvoie d’entrée (l’auteur titre élégamment Ardoise d’entrée) à un fragment de Borges tiré d’Éloge de l’ombre
Un peintre écrit-il lui avait promis un tableau il vient d’apprendre que le peintre est mort et le tableau par conséquent perdu
À sa place préétablie Borges se dit qu’après tout ce tableau non lié à ses couleurs et formes existe en quelque façon non comme vanité matérielle mais comme promesse immortelle
The unending Gift
10 avril 2025 18h12
Je t’écris avec mon crayon qui parle au papier
Je t’écris comme cousent le monde les Indiennes Kuna
des îles San Blas au nord du Panama
Le monde a plusieurs couches
En chacune vivent plusieurs esprits
Coudre le monde c’est les visiter
T’écrire au crayon papier c’est te revisiter
Toi qui naquis comme aujourd’hui un 10 avril
Et dont le cœur cessa de battre un 25 mai
Je te l’écris comme si ce n’était pas vrai
Comme disent les mythes
qui cousent leurs secrets
pour l’éternité

mola de l’éternité
Pousser la porte sur le vide
La page vierge à convertir
Faire lever comme le blé
…
Au travers de la nuit
Des images se forment
À sauts et à gambades
…
Comme un livre des merveilles
Un devisement du monde
Entre bourdes et fables
…
Et la suite jusqu’à la chute
Où sommeil non la mort
Va nous fermer les yeux
Mais où sont passées les alouettes
Avril sans oiseau
C'est un poème sans mots
Un cerisier sans fleur
Une nuit sans lune
Une histoire sans fin
Et l’alouette dit le savant
Déroule avant l’aube
Son chant nuptial
Le plus modulé et subtil
du printemps
Un poète en somme
Qui défie l’obscure menace
Sa seule arme
Son chant et l'amour
Qu’il invente
Au cœur de la nuit même
Danielle Nabonne
Can vei la lauzeta mover
De joi sas alas contra’l rai
Que s’oblid’ e’s laissa chazer
Per la doussor c’al cor li vai
Bernard de Ventadour
Quand je vois l’alouette mouvoir
De joie ses ailes de soleil
Puis s’oublie et se laisse choir
Tant la douceur au cœur lui vient
(une de mes traductions)