POINTE FINE POINTE COURTE

JE VAIS ENCOR ÉCRIRE jusqu’à ce que ma page soit pleine (ma plage soit peine)

Je vais encor écrire sans compter les signes sans me signer et même sans signer cet écrit

Je vais encor écrire à ma main avec cette pointe fine qui me fait penser à la Pointe Courte

Ce quartier sétois où les pêcheurs d’antan pratiquaient les petits métiers

Lançant leurs filets remaillés à bord de leurs pointus dans l’étang de Thau

Cette Pointe Courte où Agnès Varda réalisa son premier film en 1955

Format 35 mm noir et blanc musique Pierre Barbaud + thèmes folkloriques locaux

Avec Philippe Noiret :

Lui : « Avoue que c’est gai chez moi. Tu ne regrettes plus maintenant d’être venue ?

Et Sylvia Montfort :

Elle : « C’est toi que je vais aimer, natif de la Pointe Courte, fils d’un charpentier de marine,

amateur de joutes et de soleil.

Voilà j’ai encor écrit porté par le flot des lignes des signes

des souvenirs des choses vues imaginées

J’ai écrit sans y penser dans une nuit provençale profonde

J’ai écrit en silence

avec des phrases plus ou moins achevées fragiles

et comme j’en ai fait la promesse

sans signature et sans point final

COMME DANS UN FILM

Toc toc toc toc
Non je ne suis pas
Toctoc
Je suis le rythme
D’un train de nuit
Que j'imagine
Je suis la rime
Je suis le soc
D’une charrue
Qui va et vient
Sur cette page
Accompagnant
Mes insomnies
Toc toc tic tic
Ma poétique
Comme dit l’autre
C’est toi tranquille
Qui marches
Sur la plage
De la Pointe Courte
Comme dans un film

Sète anciennement "Cette" jeudi 7 mars 2024