LA MÉMOIRE ET L’AMER OUBLI





…l’honnête témoignage de sa mémoire, un amoncellement de choses brisées, pacotilles miroitantes ou éteintes, désassemblées, et que nul ciment ou fil d’or ne relie.

Jean Vilar, Chronique romanesque.

Toujours la mémoire, telle une magicienne qui nous joue des tours, qui sort du chapeau ce que nous croyions avoir oublié. Bergson écrit que nous portons en nous toute la durée de notre temps personnel.

Comment, si l’on y songe, ne pas en être écrasé ?

Tu te souviens ? (conversations) Souviens-toi ! (comme un mot d’ordre). 

Je me souviens (comme une machine littéraire).

Toujours la mémoire, telle une magicienne qui jongle avec l’art d’oublier.