UN PEU DE FEU





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UN PEU DE FEU





Un peu de feu né du silex

Un peu de feu au seuil des grottes

Un peu de feu falot falotte

Un peu de feu de ma jeunesse





Un peu de feu haletant dans la nuit

Un peu de feu du soleil noir

Un peu de feu flambant comme un virus

Un peu de feu infectant notre toile





Un peu de feu qui brûle ton poème

Un peu de feu de jeune fille en fleurs

Un peu de feu sous l’abat-jour des peines

Un peu de feu de cage thoracique





Un peu de feu de Guillaume Apollinaire

Soleil cou coupé jeté aux orties

Un peu de feu de nos présocratiques

Quand il y avait encor des dieux !





28/03/2020

06h02

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2 commentaires

  1. Un peu de feu follet
    Un peu de feu à Pompéi
    Un peu de feu pierre à fusil
    Un peu de feu Fahrenheit 451
    Un peu de feu pour l’auvergnat
    Un peu de feu chante dans l’âtre
    Un peu de feu sans faire la guerre
    Un peu de feu au centre de la terre
    Un peu de feu sans se brûler les ailes
    Un peu de feu psychanalyse de Bachelard
    Un peu de feu portrait de la jeune fille
    Un peu de feu aux joues de l’enfant qui court
    Un peu de feu « flamme je fais ce que tu veux »
    Un peu de feu « où est le Dieu de ma jeunesse »
    Un peu de feu de la Saint Jean
    Un peu de feu pour Dorio, c’est un jeu

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    1. Gaston Bachelard lisant Henri Bosco

      Le feu qui brûle dans l’âtre de Malicroix est un feu de racines. On ne rêve pas devant un feu de racines comme devant un feu de bûches. Le rêveur qui donne au feu une racine noueuse se prépare une rêverie accentuée, une rêverie à double cosmicité unissant à la cosmicité du feu la cosmicité de la racine. Les images se tiennent : sur la forte braise du bois dur s’enracine la courte flamme : « Une langue vive montait, qui se balançait dans l’air noir comme l’âme même du feu. Cette créature vivait au ras du sol, sur son vieux foyer de briques. Elle y vivait avec patience, elle avait la ténacité des petits feux qui durent et lentement creusent la cendre »* ces petits feux qui « creusent la cendre » avec une lenteur de racines, il semble que la cendre les aide à brûler, que la cendre soit cet humus, qui nourrit la tige du feu. »

      *Malicroix Henri Bosco (les racines sont des racines de tamaris)

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