MATIÈRE POÉTIQUE





à Jean-Marie Corbusier

La matière poétique est inépuisable.

Dans les livres, hors les livres, dans nos corps, nos désirs de dire ce qui n’a pas encore été dit.

Tireli, Tire-là, Tire ta langue ma plume, ma pluplum tralala.

Je traverse l’espace de cette page, sur le chemin d’un écolier buissonnier qui s’imagine cueillant des fruits d’or, monter à l’arbre des métaphores, souffler sur les noms latins des plantes, marchant pieds nus dans les nues d’un poème mal fichu.

                Malade de faire ses lignes de second degré, à ne montrer dans aucune école de créativité, sous aucun pré-texte.

                Sauf celui de prétendre que la matière poétique est ce vieil océan que nulle écume des jours n’abolit.

(Une encyclopédie arborescente tâtonnante)
texte en cours

 

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1 commentaire

  1. – Le poème est.
    – Non, il continue.
    – Où va-t-il ?
    – Ce n’est pas mon affaire.
    – Ne veux-tu pas le retrouver ?
    – Je ne le reconnaîtrais pas.

    Alain Bosquet / (Dialogues) dans « Langue Morte »

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