SONNET DU LIT SOLITAIRE





Cinq heures. Un lit solitaire
Non glacé. Tout se tairait
Sans le bruit des acouphènes.
L’air est blanc comme les murs.

À mes côtés se réveille
Le grand Sphinx du deuil profond,
Démesuré, qui m’affecte.
Personne d’autre que moi

N’est en mesure de dire
Cet élan mystérieux
En manque du mot absent

Qui tombe en vers réguliers
Sur l’énigme du Néant.
Lecteurs, essuyez vos yeux.

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