LA CLEF DES CHAMPS

LA CLEF DES CHAMPS

La clef des champs, c’est ce matin un stylo bleu, qui prend la fuite, mais que l’on retient.

La clef des champs, c’est une sonate que fit Ludwig avant sa mort, et que l’on joue au clair de lune, apasionata. Les clefs se passent de sol en ut. Ses interprètes exercent leurs doigts, prennent la mesure, note après note, chacun refait le mouvement, le doigt pointé.

La clef des champs, soudain frappée, dix doigts, deux mains, c’est le destin. Et cependant, nul n’est prophète, nul n’est poète. Chacun essaie, et tous le sont, et tous les sons se font chopin.

La clef des champs, on croise les doigts, on croise les mains sur le clavier. Temps aboli, c’est l’éternel, c’est l’éphémère de la main gauche, de la main proche du cœur des hommes, de leurs oreilles, leurs émotions.

La clef des champs, on l’a cachée, dans le poing droit. Le pouce frotte toutes les notes, de bas en haut. Et puis reprend la mélopée, cherche la paix, l’oubli de soi.

Les ondes miroitent. On prend la clef…et l’on s’en va.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :