IL FAUT S’APPLIQUER

IL FAUT S’APPLIQUER particulièrement ce lundi matin à 06 :14 alors que commence Semaine nouvelle et que Soleil ne lèvera qu’à 08 :27 précisément si j’en crois la page « horloge » de mon iPad, couleur gris sidéral, que m’a offert ma fille cadette et qui provient, après achat, du Lycée Français de New York 505E75TH qu’elle a quitté définitivement cet été pour le lycée français Charles de Gaulle 35 Cromwell Rd Kensington London SW7 2 DG «  For more than a century, the Lycée Français Charles de Gaulle in London continues to offer an exceptional educacion thanks to a committed educacional community and a stimuling environment. Whit is French an British cultures and the presence of 41 different nationalities our school support students aged 3 to 18 on thei carier pater whit a particular openess to the world. » J’ai recopié comme un petit ânon faisant sans les comprendre des lignes d’écriture, moi dont les études ne m’ont offert que l’apprentissage d’une langue (l’Espagnol Castellano) et que, pour cette raison et bien d’autres les sociologues appellent paraît-il « un transfuge » Le petit âne gris sidéral a quand même compris que ce lycée comprenait 41 nationalités, ce qui rend incompréhensible l’imbécile et suicidaire « Brexit » : « Faut-il perdre la citoyenneté européenne pour en saisir le prix ? Les Britanniques qui regrettent le Brexit posent la question ». Après la mort de John le Carré en 2020, son fils a révélé que l’écrivain anglais avait acquis la nationalité irlandaise, celle de sa grand-mère maternelle. « Le Brexit est totalement irrationnel, c’est la preuve d’un sens politique lamentable de notre part » avait confié le romancier de « L’Espion qui aimait les livres (son recueil posthume). Inutile d’en rajouter. Mais pour remplir ma page, qui pour le moment tient (à peu près) les promesses d’un écolier aux cheveux blancs qui « s’applique », je vais devoir prolonger ce texte, un mot s’ajoutant à un autre, comme s’il le chassait parfois, une idée qui me vient traversée par une métaphore, une citation de rencontre ou le pastiche d’un passage de À la recherche du temps perdu, cette grande œuvre pouvant être perçue comme une sorte de summa (somme) où s’agitent les grands problèmes (et les tout petits) de l’existence, dépassant la cohérence des personnages. « Les beaux livres, dit un jour Proust, sont écrits dans une sorte de langue étrangère. Sous chaque mot chacun de nous met son sens ou du moins son image qui est souvent un contresens. » Souvent, en effet, j’ai couché sur mon papier des vers qui paraissaient idiots, et même idiotissimes, mais personne que moi ne les lisait et puis l’Idiot comme on sait est le grand livre de Dostoïevsky dont Marcel (soi-dit en passant) selon le témoignage d’amis apprenait par cœur des pages entières qui lui faisaient dire : « J’attribue chaque jour moins de valeur à l’intelligence. » Peut-être était-ce une boutade (du provençal boutado -caprice, bouderie). Dans tous les cas il est 07 :14. Ma page écrite à la pointe fine, en une heure pile de temps, est bouclée.  

Martigues lundi 5 décembre 2022

https://www.leseditionsdunet.com/livre/un-dictionnaire-part-moi

photo de la page (format A4) qui a donné le titre et le texte transcrit sur Word

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :