…l’honnête témoignage de sa mémoire, un amoncellement de choses brisées, pacotilles miroitantes ou éteintes, désassemblées, et que nul ciment ou fil d’or ne relie.
Jean Vilar, Chronique romanesque.
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Tu te souviens de Mimi peau d’chien
82
Tu te souviens d’Achille au pied léger
83
Tu te souviens d’Achille Zavatta
84
Tu te souviens de l’aboli bibelot d’inanité sonore
85
Tu te souviens de locus solus
Ce qui frappe, c’est la circulation :
comptine → mythe → cirque → poésie pure → roman expérimental.
Comme si la mémoire ne hiérarchisait rien.
Elle met sur le même plan le trivial, le savant, le populaire, le sacré.
Et le “tu” ?
Peut-être n’est-ce pas quelqu’un.
Peut-être est-ce la mémoire elle-même que vous interpellez, comme on dirait :
tu te souviens, toi ? vraiment ?
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