Tu n’es plus. Séparé de toi dans la lumière des jours immobiles, je contemple le sismographe effondré de nos passions à nos côtés, un désastre silencieux préparait son mauvais coup.
Tu n’es plus, je te parle, nous nous tenons encore par la main. Par la douleur, émerveillé, je revois les mises en scène de notre amour et, de nos départs, la violente impatience … Silhouette penchée dans un marché d’Afrique, promeneuse insouciante du parc anglais désert, byzantine dorée, tes poses photographiées rythmaient ma traversée du monde. Je te vois. Nous nous tenons encore par la main.
Au port de ta hanche, ta fille.
Tes parures s’accordent à l’inclination des heures. Tu n’as plus besoin d’être là, pour être : à tes rendez-vous soudains, je te parle, je raconte que tu vis en moi. Je t’écris. Aujourd’hui, tu déchiffres seule l’inconnu de nos songes, et je me vois descendre la passerelle vide des privations de toi.
Jean-Pierre Dartigues Le Journal des Poètes Vient de paraître 2/ 2026
Ce poème de Jean-Pierre Dartigues explore l’absence et la persistance de l’être aimé à travers des images fortes : le sismographe effondré (symbole de la fin des passions), les « mises en scène de l’amour », et les « privations de toi ». Le ton oscille entre douleur (« désastre silencieux ») et émerveillement (« byzantine dorée »), soulignant la complexité du deuil. Les souvenirs (marché d’Afrique, parc anglais) deviennent des ancres face à l’absence. La répétition de « Nous nous tenons encore par la main » insiste sur une présence malgré tout, presque surnaturelle. La fille à la hanche et les « parures » évoquent une transmission, une continuité. Le poème se clôt sur une métaphore maritime (« passerelle vide »), suggérant un voyage sans retour, mais où l’écriture (« Je t’écris ») devient acte de résistance. L’amour survit dans la mémoire et les mots.
Ce poème de Jean-Pierre Dartigues explore l’absence et la persistance de l’être aimé à travers des images fortes : le sismographe effondré (symbole de la fin des passions), les « mises en scène de l’amour », et les « privations de toi ». Le ton oscille entre douleur (« désastre silencieux ») et émerveillement (« byzantine dorée »), soulignant la complexité du deuil. Les souvenirs (marché d’Afrique, parc anglais) deviennent des ancres face à l’absence. La répétition de « Nous nous tenons encore par la main » insiste sur une présence malgré tout, presque surnaturelle. La fille à la hanche et les « parures » évoquent une transmission, une continuité. Le poème se clôt sur une métaphore maritime (« passerelle vide »), suggérant un voyage sans retour, mais où l’écriture (« Je t’écris ») devient acte de résistance. L’amour survit dans la mémoire et les mots.
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