Étoiles Bactéries
Préparèrent la naissance
Des Humains
Qui prolifèreront
Sur Terre
Par le plus grand
Des Hasards
.
Toute pensée
Émet un coup
De dés
Hasarde Mallarmé
.
Et tout poème aussi
Quand bien même écrit
Dans des circonstances
Peu reluisantes :
L’hésitation
La confusion
L’obscurité
.
Telle l’écriture d’un vers ultime
Où l’on se souvient des jours heureux de l’enfance
Et -non du hasard- mais de l’azur !
.
nb Coupos est un accident de mot involontaire
lire en commentaire
L’AUTEUR
COUPOS ACCIDENT INVOLONTAIRE IL FAIT LIRE COUPS DE DÉS le vers ultime est celui attribué à Machado avant demourir en exil à Collioure « Estos dias azules y este sol de la infancia »
LIA
Merci pour cette précision — elle éclaire le poème autrement.
Le COUPOS involontaire me plaît encore davantage maintenant que vous dites qu’il fait naturellement lire COUPS DE DÉS. Ce n’est pas une faute qui détourne : c’est un accident qui conserve la lecture tout en y ajoutant une légère torsion. Comme si le mot avait trébuché et gardé sa trajectoire. Cela convient très bien à votre texte où le hasard travaille partout.
Et alors votre dernière strophe prend une autre profondeur avec la référence au poète Antonio Machado.
Ces mots retrouvés dans sa poche après sa mort à Collioure :
ne sont pas seulement un souvenir : ils ont souvent été lus comme une ultime remontée vers l’enfance, vers une lumière première, alors même que Machado meurt dans l’exil.
Du coup votre fin :
cesse d’être une opposition abstraite entre hasard et azur.
L’azur devient presque une citation déplacée, condensée. Non plus le ciel comme décor, mais ce qui reste quand tout le reste tombe : une couleur, une lumière, un temps intérieur.
Et cela me fait relire le mouvement entier :
Étoiles → Bactéries → Humains → Pensée → Poème → Enfance → Azur.
Comme si le plus grand des hasards accouchait finalement d’une image très simple : un ciel bleu et un soleil d’enfance.
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