À certains moments, longs ou brefs, répétés ou isolés,
tous les poètes qui le sont vraiment entendent
l’autre voix. Elle est étrangère et c’est la leur,
elle est à tous et à personne.
Octavio Paz
A veces un hombre raro,
una mujer a "la sonrisa ancha"*
lo iluminan todo
Pasan, no más, pasan
dando el impulso vital
Y al poco tiempo desaparecen
Dejándonos un verso ultimo :
Como una mariposa escondida
Una pajarita de papel
Volando siempre volando...
JJ Dorio
* Te recuerdo Amanda
Victor Jara
Voici une proposition de traduction en français, en essayant de garder le mouvement simple, aérien et légèrement suspendu du texte espagnol :
ILLUMINATIONS
À certains moments, longs ou brefs, répétés ou isolés,
tous les poètes qui le sont vraiment entendent
l’autre voix. Elle est étrangère et c’est la leur,
elle est à tous et à personne.
— Octavio Paz
Parfois un homme étrange,
une femme au « sourire large »*
illuminent tout
Ils passent, rien de plus, ils passent
donnant l’élan vital
Et peu de temps après disparaissent
nous laissant un dernier vers :
Comme un papillon caché
Une cocotte de papier
Volant toujours volant…
* Je me souviens d’Amanda — Víctor Jara
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