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Le jour de la disparition de Raymond Queneau, le 25 octobre 1976, on pouvait lire sous la plume de Jacqueline Piatier sur le journal du soir :
RAYMOND QUENEAU EST MORT
Le poète et romancier Raymond Queneau est mort dans la matinée du 25 octobre, à Paris. Il était âgé de soixante-treize ans.
La place de Raymond Queneau dans notre littérature dépasse, et de loin, l’audience qu’a recueillie son œuvre. Ce poète, ce romancier, cet encyclopédiste fut un des premiers esprits du siècle, un de ses plus savoureux créateurs. Difficile à saisir dans ses multiples aspects : un génie profond qui se paraît de l’humour et du rire ; un philosophe qui s’abritait sous la fiction ; un pataphysicien qui cachait sa tendresse ; un savant du langage qui appliquait ses expériences dans des textes d’un comique irrésistible.
Le succès lui vint tard, de ces Exercices de style que les Frères Jacques portèrent à la scène. Mais il y a le reste, tout le reste.
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IL EST MORT :
âgé de soixante-treize ans,
la belle histoire, plus que trois ans
Sa place dans notre littérature dépasse,
et de loin, l’audience qu’a recueillie son œuvre :
la belle histoire, c’est encourageant
Jacques Seiler et Danielle Lebrun
qui ont beaucoup joué « Exercices de Styles »
paradaient dans de petits bolides anglais
entre Bez-et-Esparon et Le Vigan :
la belle histoire, j’avais vingt ans
michel chalandon
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