MON ART

Il court sur le papier à la poursuite des cris aigus des martinets

Il sonne sur le clavier plus ou moins tempéré

Il se projette sur la toile blanche

Tel un art de surface

C’est une dédicace écrite par un auteur fictif pour la marquise sortant à cinq heures pour un entretien avec Paul Valéry

C’est le livre de sable imaginé par Borges

Ce sont les sourcils de la Joconde retaillés par Marcel Duchamp

La robe de chambre de Mme Swann et ses flacons de sel

Le papillon qui rêve de Tchouang Tseu (ou l’inverse)

Un art qui verse : éclairs de côté et tables tournantes de l’enfance de l’Art

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