Muette murette
Restanques
Restes à gagner
Sur cette page
Qui n’en peut mais
.
Mai Paris mai
Parois de textes rois
Où passaient des chevaux
.
Paris perdus
Et retrouvés
À la recherche
D’un texte
Défaisant nos linceuls
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Muette murette
Restanques
Restes à gagner
Sur cette page
Qui n’en peut mais
.
Mai Paris mai
Parois de textes rois
Où passaient des chevaux
.
Paris perdus
Et retrouvés
À la recherche
D’un texte
Défaisant nos linceuls
pour écouter cette chanson de circonstance
en ce 21 décembre 2025
cliquez sur SOLSTICE D'HIVER ci-dessus

Que vous dirai-je ô mes amis
Qui nous rassure et nous conforte ?
Le monde va-t-il mieux ou moins bien ?
Le redoux en hiver fait plaisir mais inquiète.
Les promesses de paix n’empêchent pas
Les armes de parler.
Cependant Bien et Beau, statues restées debout
Par juste effort de l’âme,
Continuent de publier nos idéaux –
Imputrescibles survivants sous la menace,
Tel que l’Enfant à Noël qui renaît,
Lumière neuve exigeant notre souffle
Sur toute braise où Liberté rougeoie
Là où Fraternité sans cesse fait appel
Au feu vivant du bois d’Amour inextinguible.
André Ughetto,
18/19 Décembre 2025
SOUS LA MENACE
Poèmes nécessitent
Rumination et méditation
C’est pour cela
Que dans une époque
Qui nous mitraille
De tweets et d’agressions verbales
Ils sont une espèce
En voie d’extinction
Enfants des mille désordres
Nous étions secourus
Par la pratique de la récitation
Et du fou rire
Quand la hache du non-sens
Nous faisait dérailler
Disant un mot pour un autre
Enfants aux cheveux blancs
Nous sommes l’immense minorité
Qui persistons
Cousant le monde de mille pièces
À contre temps À contre courant
Dans les remous Qui nous portent
Et nous maintiennent À flot
Tant que vivons
JJ Dorio 20/12/2025

la main écrit puis trace ses hypnographies
Chaque nuit c’est la grande lessive de nos journées
Tandis que nos rêves s’écoulent
Métamorphosant nos pensées
.
Voilà le singe grammairien
Qui génère rires et larmes
.
Voilà le sage méditant
sur l’impermanence des choses.
La passe fatale d’Ignacio Sanchez Mejias
Le passage d’un oiseau de feu
.
Voilà le geste de la musicienne du silence
Dont les mains libèrent les mélodies
Qui permettent d’écouter l’herbe pousser
.
Voilà l’interprète des éléments
qui nourrissent nos imaginaires
L’air la terre l’eau et le feu
.
Et voilà cet écrit fait d’une main
qui l’écrivit sur papier blanc
Longtemps longtemps
Avant de le faire apparaître
Bon gré mal gré sur cet écran