En donnant à lire mes poèmes j’aimerais être utile à tous ceux qui pensent que toute poésie est inutile
En me laissant aller à la fantaisie j’aimerais donner des ailes à celles qui rêvent d’être assises sur la selle d’un chameau ou d’un dromadaire
En prenant le contrepied de la recherche du temps perdu j’aimerais renoncer à tous mes souvenirs pour aller chaque jour en toute innocence de l'avant
Et enfin j’aimerais que ceux et celles qui ont lu ce qui précède le prolongent dans leur tête en sirotant un verre de madère
Author Archives: Jean Jacques Dorio
UN NOUVEAU POÈME
Chaque nuit je repars de zéro
Sur la page vierge un nouveau poème
m'appelle
Je peux le rater c’est la loi du jeu
Mais au moins j’essaie entre glace et feu
Je ouvert offert au moindre zeffiro
Et je cousant à la main des poèmes sans fin
LE TRAVERSEUR DES VOIES PÉRILLEUSES
J’ai des soucis d’inspiration
Les mots se tiennent à distance
J’écris pourtant à main levée
Ces quatre vers d’un traverseur
Titre : ainsi désignait-on le poète humaniste Jean Bouchet (1476-1557)
LE POÈME NOUS FAIT DES SIGNES
Le poème nous fait des signes
Même quand nous ne savons pas de prime abord les interpréter
Des signes amicaux Coco
Ou de fantasques primesauts
Poèmes à prendre avec des pincettes
Venus de Montréal de Paris ou de Cette
Ou d’un vers qui se tord pour dire sa douleur
Poème en peu de mots ennemi de la phrase
bouclée bâclée définitive
Échos parlant selon Villon
Inscriptions sur des stèles que nous avons du mal à lire
Et pour finir
Ce poème en cours mouvant fragile
Vous a-t-il fait des signes ?
COMME UN BON PAIN
Faire lever
comme un bon pain
des poèmes
des inédits
comme on dit
Ou bien
Pousser la porte
simplement
Sans attente d’images
Mais en revoyant
ému
Celles de ton jardin d’enfant
Et se souvenir
Que l’amour a été
Tout pleins d’été
Où l’on faisait
lever des poèmes
comme du bon pain
sans fin