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P.C. à E.M.
Je pense que le moment qui a été déterminant pour Homo sapiens est celui où la conscience réflexive a été confrontée à l’impensable de l’existant, à ce qui n’avait pas de sens : la vie, la mort, le cosmos, les étoiles, les vents, la nature…Et la conscience de Sapiens a été littéralement terrifiée. Sapiens a alors déployé un tas d’artifices : magiques, religieux, philosophiques afin d’imaginer des systèmes de pensées et des structures symboliques qui simplifiaient le monde et qui lui permettaient de faire face. Il me semble que l’écriture permet de retrouver cette terreur initiale et permet de se tenir debout face à l’impensable.
E.M à P.C.
Ainsi l’illusion, le désordre, l’erreur, le bruit, vont-ils accompagner sans relâche l’activité pensante d’Homo sapiens, laquelle est jeu, ruse, effort, dans la zone d’activité et la brèche d’incertitude.
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P.C. (3 décembre 1953-…) né à Fort de France, romancier, conteur, théoricien de la créolité dans le sillage de Césaire et sa négritude
E.M. (8 juillet 1921…..) il faut croire que la recherche de la « complexité » conduit à la quasi immortalité…