Cent fois tournante votre vue M’inspire m’émeut me fragilise Me sort d’Amour ce petit dieu Controversé par la psychanalyse Sorti d’un temple dédié à Déités Que mon esprit contemple et ma langue avalise Brûlant par dévotion cette recherche de mots parfaits que j’idolâtre et qui m’infantilisent Cent fois j’écris ô douce vie Ensemble et toi et moi je parangonne Fais le départ entre soupirs ardents et agonie Ravive ainsi mes amoureuses flammes Cent fois tournantes à votre vue Madame dont le teint d’or m’électrolyse Avec Pontus de Tyard (1521-1605) Qui écrivit et fit publier Les erreurs amoureuses
Author Archives: Jean Jacques Dorio
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D’Esprit ou de France Cul.(ture)
Parlent dans ma tête
BÈL ESTIU
BÈL ESTIU Quand veniá l’estiu L’anar de la jornada èra cambavirat Las vespradas s’esperlongavan Dins de discutidas sens fin O de partidas de petanca sens tèrme Lo mond se levavan d’ora Per anar sofrar ò asaigar l’òrt Al caumanhàs demoravem sota las voltas Al fresc per penequejar suaus Dins lo clar-escur de la cosina Ai de remembres vius D’estius longaruts coma etèrnes Enfants ganhavem nòstra libertat Era l’aprendissatge de la vida Sovent dins las carrièras Se parlava dau temps que fasiá Lo mond esperavan la pluòja Totes al vilatge aviám un ligam Qual amb la vinha, l’oliu ò l’òrt Lo bèl estiu es sempre lo Que gardam en memòria Confle de totes nòstres espers Caldriá benlèu retrobar Aquela vòlha, aquel vam de desirar Un estiu tant bèl qu’una abraçada fòrta e corala Joan-Pau Creissac julhet de 2023 Merci infiniment pour cet impromptu que tu m'as envoyé amic Joan Pau écrit dans la langue de mon père J'ai tenté ci-dessous une traduction LE BEL ÉTÉ Quand venait l’été La marche de la journée en était chamboulée Les vêprées s’allongeaient Dans des discussions sans fin Ou des parties de pétanques ininterrompues Le monde se levait matin Pour aller soufrer la vigne ou arroser le jardin Pendant les grandes chaleurs on restait au frais Pour sommeiller au calme Dans le clair-obscur de la cuisine Autant de souvenirs vifs De ces longs étés qui semblaient durer une éternité Enfants nous gagnions notre liberté C’était l’apprentissage de la vie Dans les rues souvent Nous parlions du temps qu’il faisait Le monde espérait la pluie Tous au village avions un lien particulier Qui avec la vigne Qui avec l’olivier du jardin C’était le bel été Celui que nous gardons en mémoire Gonflé de tous nos espoirs Il faudrait peut-être retrouver Cet élan cette impulsion Ce désir d’un été aussi beau Qu’une accolade forte et chaleureuse ma traduction Dorio 2 août 2023

La pointe d’un rêve
La plume sur le papier
Passe et le recrée
CE SON EST EN MOI CE SONNET QUE J’HONORE
Ce son est en moi ce sonnet que j’honore D’un hendécasyllabe tel un cri Je l’écris depuis ma petite source Qui enflera de maints ruisseaux Rivières et fleuves jusqu’à la mer Si mes lecteurs leur prête vie Ce sonnet-là ses claires eaux En l’océan d’une assez lente course Comme le temps qui fuit jusqu’aux aurores Nuit après nuit Tous ces instants où j’essaie un peu sonné De mouvementer mes fantaisies Dans l’épaisseur de rêves feuillus Nel mezzo del caminn di notra vita Sonnet aux eaux mêlées se terminant par le fameux incipit de Dante « Au milieu du chemin de notre vie » Inferno canto I