


RIVAGINAIRES 2 1980
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour



RIVAGINAIRES 2 1980
Cent milliards de neurones
dansent le bal dans ta caboche
Pas facile d’en tirer un texte
qui te libérerait de ta neuromanie
.
En attendant d’écrire
Ton art poétique
Tu te grattes les tifs
À toute littérature
Tes propos sont rétifs
C’est un arc et c’est une lyre
C’est une encre de Chine
Sans titre
C’est un je ne sais quoi
et un presque rien
C’est le sablier d’un temps paradoxal
C’est une nuit que l’on entend la mer sans la voir
C’est l’autre voix qui s’insinue à la place de la même
Cherchant sa voie sans la nommer
C’est filer la métaphore
Un poème fragile à nos lèvres

On ne sait pourquoi
On commence ainsi
Comme un soleil noir
Sur l’esprit saisi
Par l’aile fugitive
D’une chauve-souris
On ne sait pourquoi
Sur le vide acquis
Tourne une chanson
À l’air incertain
Qu’une voix susurre
Au cœur de la nuit
Chanson orpheline
Qui attend son heure
L’air d’un musicien
La voix qui en secret
Monte puis décline
Et à l’aube disparaît
JJ Dorio
ACI
auteur compositeur interprète
Je laisse aller la plume au bon désordre
Comme un livre feuilleté au hasard
Dont on prélève de vives lueurs
Ou d’obscures métaphores
Je laisse aller selon l’imprévisible
mouvement de la main, du pinceau,
cet exercice ouvrant le pas aux rêves
dont nous sommes faits (et parfois refaits)
Je laisse aller… et je retiens
Ici où l’attention à az-zahr est première
Dé à jouer entre les lignes
D’une poésie à l’état pur

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