QUEL BONHEUR QUE D’ÉCRIRE

Quel bonheur que d’écrire ainsi des kilomètres des milliers de pas d’une écriture qui ne cède jamais à la facilité même si pour le profane elle apparaît gratuite légère semblant savoir d’où elle vient où elle va alors qu’en réalité elle ne cède en rien à la facticité elle se trouve sans cesse devant ces chemins qui bifurquent des messages qui se contredisent des énigmes qu’il faut garder en suspens merci de bien vouloir patienter pour la suite…

quel bonheur que de faire mes hypnographies sur la photographie d’une peinture de Matta peinte en 1939 et mise aux enchères à Sotheby’s à New York les 14,15 et 16 mai 2018.

Jean Jacques Dorio Martigues 30 mars 2024

MES VERS PARFOIS SE LAISSENT CHOIR

Mes vers parfois ne s’envolent pas ils se laissent choir comme faisaient les chauves-souris de mon enfance que je guettais les soirs d’été assis contre le mur en pierres de rivière du jardin Et puis lorsque la nuit tombait sous la voûte étoilée les vers luisants un à un apparaissaient…

mes vers parfois …hypnographies dorio 25 mars 2024

ON FAIT TOUJOURS BIEN TROP D’HISTOIRES

On fait toujours bien trop d’histoires
C’est ce que je me dis lisant
un bouquin qui dit Arrêtez
vos histoires mais écrivez plutôt
des poèmes en vers innocents
des berceuses nananana
un chant permanent de l’esprit
pour ses enfants et sa nana
Ou bien histoires pour histoires
On les confierait à quelqu’un
de plus compétent pour les dire
Par exemple dans cet esprit
Il ferait un vers magnifique
pour vous souhaiter l’anniversaire
qui après tant d’années s’enfonce
dans l’océan du grand mystère

Martigues dimanche 24 mars 2024

Ajout recopié d’un autre bouquin :

La vie ne commence pas le jour de sa naissance. Tous les événements survenus pendant les neuf mois de la vie intra-utérine et au moment de la naissance peuvent avoir des répercussions sur sa vie future.

ma mère paroles musique voix son fils jj dorio version ce 24 mars 2024

ACCUEILLIR CETTE NUIT

Accueillir cette nuit particulière 
je ne sais pas m’endormir
Mais l’accueillir
sans rien remuer de grave
au fond de soi
Si ce n’est en surface
cette plume en absence
qu’affectionnaient les poètes
écrivant des épîtres
au XVIe siècle

La page peu à peu
prend forme
j’ai pris le temps
de l’écrire
à mes correspondant.e.s
inconnu.e.s
qui se reconnaîtront

Martigues 22 mars 2024