COMME UN RÊVE D’ARBRES

aquarelle 23×30,5 cm Danielle Nabonne 15/10/2022

COMME UN RÊVE D’ARBRES

Chacune à sa manière
Déployant ses rêveries
Chacun comme un caractère
De mes hypnographies

Comme un rêve se coulant
Dans les courbes collinaires
D’un paysage avec figures
En absence

Et cependant quelque chose
Ou quelqu’un nous appelle
Qui insiste et nous met en présence
D’une énigme à déchiffrer :

Qui va là ?

hypnographies Dorio 28/08/2023

DANS CE QUI SE FAIT JOUR

Dans ce qui se fait jour

je ne saisis rien

comme un pas posé

sans empreinte

où se confondent

la route et moi

Jean-Marie Corbusier

23/07/2023

voix jj dorio inspiré par le poème ci-dessus et Youn Sun Nah « Mercy Mercy me » 2019

Photomontage

« hypnographies » JJD

sur une couverture de « le journal des poètes »

dont JM Corbusier est le rédacteur en chef

plus reproduction du petit mot rituel que m’envoyait

(maudit imparfait)

au début de chaque été Michel Cosem

JE RÊVE D’UNE JEUNE LECTRICE DE LA VIE MODE D’EMPLOI

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Pagaille de rêves Rêves en pagaille J’ai bien conscience que ce que je que je rapporte sur le papier de mes rêves n’est souvent qu’un fragment une « queue de rêves » qui ont commencé dans un tohu-bohu bien en amont Cette nuit je me réveille avec la vision et les paroles prononcées par une ancienne collègue prof de Français dans le même collège Elle s’accroche à mon dos en me disant « J’ai besoin d’être amadouée » Un peu avant nous avons assisté derrière une vitre (comme on voit les inspecteurs le faire dans les séries policières) à « l’interrogatoire musclé » d’une de nos anciennes élèves entourée de bonhommes la déclarant pour on ne sait trop quel prétexte « folle à lier » Nous sommes passés de l’autre côté du miroir en protestant donnant des gages et des raisons de dire qu’ils se trompaient que M. était une excellente élève une lectrice hors pair pour son jeune âge de La vie mode d’emploi Je rêve à présent d’un car qui brinqueballe sur une route de montagne étroite au milieu d’une forêt Le bus touche soudain une arête de rocher qui l’envoie valdinguer dans le décor et s’écraser en contre-bas (comme dans un film de série B) Je vois un type en sortir comme un mannequin sans tête qui la tient dans ses bras (on dirait une des scènes de La femme 100 têtes de Max Ernst)

la femme du bœuf et de l’oiseau

une « adresse » de l’ami Brugeilles du 29/10/1988

le cachet de la poste faisant foi

UNE MINUTE D’ARBRE HEUREUX

UNE MINUTE D’ARBRE HEUREUX

J’ai reçu la lettre d’une lectrice faisant éloge de « Mes arbres », une suite que j’aurais écrite, je ne sais où, mais qui avait réveillé en elle bien des échos. Mais je me suis vite aperçu qu’il y avait erreur sur la personne. Jamais en effet je n’ai fait état du fait que les forêts/ apprennent à vivre/ avec soi-même. Et encore moins ai-je fait référence à coyote, ours noir, orignal. J’ai donc cherché la source de la méprise et j’ai compris que ma lectrice s’adressait en réalité à ma presque homonyme, non Dorio, mais Dorion (Hélène), cette québécoise qui a l’honneur d’être au programme du baccalauréat de français pour la prochaine saison (2023-2024), avec son recueil de poèmes intitulé Mes forêts. N’empêche, écrivant dans ma couche d’été, comme hors de moi, cette chronique arborescente, j’ai été « une minute d’arbre heureux ». Martigues dimanche 9 juillet 2023