JE SAIS BIEN…MAIS QUAND MÊME





  JE SAIS BIEN…

MAIS QUAND MÊME





Même…Ce premier mot usé…Je sais

bien…mais quand même Même si ce texte

semble ne servir à rien Je sais bien

qu’il manifeste une activité

hors-ligne – folie douce, dérision –





Je sais bien qu’il paraît imaginaire

Mais il n’y a pas plus réel que ce corps

Utilisant son imagination





La voix maintenant se tait Je sais bien

On dirait un exercice Oulipien

Mais quand même…

dizain VI

	

LE BON TEMPS DE LA VIE

lE BON TEMPS DE LA VIE Dorio 50×70 détail




LE BON TEMPS DE LA VIE





Petit bonhomme ludique

Tu jouais au jeu de barre

Aux gendarmes et aux voleurs

Au béret

À chat perché

À la chasse au lézard vert

À passez ponpon les carillons

À tuter les grillons du pré

À rire et à crier

Le bon temps de la vie

Les prénoms les surnoms

Des filles et des garçons

Et du jour des vacances





Les livres et les cahiers au feu

Et les maîtres au beau milieu

UNE VOIX CHERCHANT SA VOIE

hypnographies Dorio 06/07/2020




UNE VOIX CHERCHANT SA VOIE





Pour que les mots ne cognent dans le vide

Je m’abreuve aux sources créatrices

Diffuses dans les textes difficiles

Ceux qui résistent ceux qui se dérobent





Mots faisant notre humaine condition

Je les reprends les reprise les frotte

Aux différentes formes de ma vie





Une vie qui m’échappe sans emphase

Mais non sans essai de creuser ma voie

Juste une voix de tous et de personne

(dizain V)

une voix cherchant sa voie
tresse des voix
enregistrez le poème
envoyez-le à mon adresse
doriojeanjacques@gmail.com

et je le posterai ici
à la suite



 
la voix d’Estourelle

QUATRE DIZAINS





S’IL SE POUVAIT

S’il se pouvait…Silence sur la page

Puis peu à peu comme une pluie d’été

S’abandonner…   au babil de Babel





S’abandonner ? Paroles innocentes

Chacun qui écrit tant soit peu le sait
Du moins l’éprouve…Dans un grand désordre

Qui nous vient du corps…





Alors ça te parle ?

Toi qui lis Est-ce-que ceci te remue ?

S’il se pouvait…Silence sur la voie

Que tu es seul.e à pouvoir trouver





JE VOIS

Je vois, dis-tu, je vois, tu le répètes

On dirait que tu acquiesces, tu piges.

Mais ce que je disais l’as-tu saisi

ou est-ce un leurre ? On doit vérifier





Alors je recommence mon discours

Bon tu vois te dis-je quand je te parle

je puise dans le langage commun

entre les choses palpables, visibles,

et les mots entraînant nos confusions :

le corps, l’esprit, le vide, l’énergie.





Je vois, je vois, dis-tu, et nous partons

spontanément, d’un grand éclat de rire.





REPRISE DU TEMPS

Reprise du temps J’allume la lampe

après un premier somme Et j’écris

ceci (J’ai encore sept lignes à faire)

Mais j’ai tout mon temps c’est ma fantaisie





En attendant je lis et me relie

à un ami poète, langagier tous azimuts

et Pessoen bien sûr –sa dédicace

qui me fait la part belle – mais c’est mieux

pour parler de lui ou-disons-de nous





Voilà vous pouvez tout relire –Chut !





LE PETIT COMMERCE

Quand tu es seul avec qui fais-tu commerce ?

Commerce sont relations avec autrui

Mais l’autre ici, c’est toi, voix sans personne.





Tu lis ailleurs : le commerce vital

qui alimente nos petites vies.

Est-ce apocryphe ou vraiment écrit ?





Nos petites vies dans le sac à mots

Je parle au papier…mes idées j’entasse

Je ne corrige point…mes embrouillures

Tu pourrais toi aussi faire Essais

s’il se pouvait
je vois
reprise du temps
le petit commerce

(n’hésite pas lecteur lectrice de lire toi aussi

et d’ajouter à mes dizains ta voix

envoie l'enregistrement à 
doriojeanjacques@gmail.com
et je ferai le transfert sur le blog)
reprise du temps par Estourelle





PETITES VOILES ET GROS PORTEURS

danse des petites voiles
hypnographies
et texte tel quel
sur carnet kraft A6

Danse des petites voiles
Autour des gros porteurs
D'huiles aux essences noires

Je les regarde et je songe
aux focs
qui dans l'œil du poète
devenaient des colombes

Il est midi
l'heure des colibris
qui sucent les fleurs rouges
des bouches absentes

La mer s'étire
et disperse mes pensées

Les petites voiles forment à présent
Un décor ondoyant sur le sable

On entend une voix qui crie
Un enfant ou une mouette

Je remplis ma page
de signes syncopés