
Cerisier en fleur
Du Japon et du cami
Castéra (Ozon)
17 mars 2026
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

Cerisier en fleur
Du Japon et du cami
Castéra (Ozon)
17 mars 2026
Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique » bibliothèque de Babel. »
Et, naturellement, qu’un lecteur inspiré ajoute un troisième courriel aux deux présents serait, pour l’auteur de cette petite série, inespéré.
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S’il y a une constante dans la manière que j’ai de réagir aux accidents de l’ombre et de la lumière qui se distribuent avec caprice tout au long de l’écoulement d’une journée, c’est bien le sentiment de joie et de chaleur, et, davantage encore peut-être, de promesse confuse d’une autre joie encore à venir, qui ne se sépare jamais pour moi de ce que j’appelle, ne trouvant pas d’expression meilleure, l’embellie tardive…
J.G. à JF.B.
Quant à la promesse, elle est inséparable du pardon. L’homme est fragile. Il est dans l’incapacité de prévoir toutes les conséquences proches et lointaines de ses actes, mais doit agir et s’engager dans la durée pour vivre avec ses semblables. Il doit promettre et ne peut le faire que si en cas d’échec il peut espérer le pardon.
JF.B. à J.G.
Au château d’Argol J.G. a un principe auquel il tient : dans la fiction tout doit être fictif.
J.F.B. ce professeur genevois, connait son chinois sur la voie de Tchouang Tseu
Dans ce pays de l’oubli
Et de l’inattention
à autrui
Garder le fil fugitif
De la lecture
Et de l’écriture d’un poème
.
Ligne après ligne
Suivant le rythme
D’un train de nuit
Suivant la vision
D’un harfang de l’Arctique
Ou bien la composition
D’un haïku impromptu :
Étoiles filantes
Font la course dans le ciel
Et sur mon papier
.
Poésie mode d’emploi
17 mars 2026
Un poème par jour
Depuis le 08/01/2006
Non stop
"L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros
Les italiques sont des citations puisées dans l’œuvre du "disparu ».
Le reste est de l’auteur du blog « poésie mode d’emploi ».
DISPARITION
VII
Jacques Prévert
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L’ENFANT DU PARADIS
La beauté s’appelle plurielle
Insoumis
Un sou mis Dans la fente du miroir brisé de l’enfance
On ne récupère pas ce démon là et ses merveilles qui ne font pas de quartier
avec les militaires les présidents des dîners de têtes et les curaillons
Insoumis
Un sou mis Dans la fente De l’amour
Qui court après son soleil et son fleuve
Qui ne fut pas d’Amour mais de Seine
À Paris dessous le Pont Neuf
Quand le vent du dernier jour
Achevant la romance
Éteignit sa bougie
Il était une fois Prévert
Il était une fois sa poésie
Il n’y a pas de point initial Alors pourquoi un point final ?
44
Le jour de sa disparition, le 11 avril 1977, on pouvait lire sur le journal du soir
MORT DE L’INVENTEUR MAURICE BARTHALON Nous apprenons la mort, survenue le 7 avril, de M. Maurice Barthalon, père de la technique du moteur linéaire ;
LA FIN DE MAIGRET En arrêtant Maigret, les policiers du service régional de police judiciaire de Reims ont mis fin aux agissements d’un cambrioleur de taille à rivaliser avec son célèbre homonyme.
LA VIE DU LANGAGE La néologie technique …une circulaire du 19 mars 1977 du premier ministre aux ministres et secrétaires d’État a redit que la loi visait à protéger le consommateur autant qu’à défendre le français ; et que les termes entrés dans l’usage n’étaient pas menacés de proscription, qu’il s’agisse de produits » typiques » (couscous, merguez, vodka, salami), ou d’appellations protégées comme gorgonzola, whisky ou sangria.
LE CAPORAL PRÉVERT
Dans ses Mémoires, « Raconte pas ta vie » (Mercure de France), Marcel Duhamel, mort un mois avant lui ( » le Monde » du 9 mars), a esquissé un portrait de Jacques Prévert. Ils se connurent en 1920, à Istanbul, alors Constantinople, durant leur service militaire.
DU DÎNER DE TÊTES À HEBDROMADAIRES
Jacques Prévert est né à Neuilly-sur-Seine avec le siècle le 4 février 1900 :
Des mois avant
En plein printemps
Il y a eu Un feu d’artifice entre mes parents
C’était le soleil de la vie
Et moi j’étais dedans…
L’ANAR D’UNE ÉPOQUE
Jacques Prévert est mort lundi 11 avril dans sa maison d’Omonville-la-Petite (Manche), où il s’était retiré souffrant d’un cancer du poumon qui le tenait alité depuis plus d’un an. Il sera inhumé civilement et dans l’intimité, le 13 avril, au cimetière d’Omonville.
Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique « bibliothèque de Babel.«
Et, naturellement, qu’un lecteur inspiré ajoute un troisième courriel aux deux présents serait, pour l’auteur de cette petite série, inespéré.
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Je ne redoute pas les morts, pas tous les morts…La pensée que ce chat fantasmagorique pouvait être le descendant dégénéré de quelque dragon enchaîné m’agrée beaucoup, et je n’eusse pas été peu fier de vivre dans un cimetière désaffecté gardé par une guivre.
M. de G. à C.B.
Enlevez une vertèbre et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Dans l’espérance que quelques- uns de ces tronçons seront assez vivants pour vous plaire, j’ose vous dédier le serpent en entier.
C.B. à M de G.
M.de G. la vie est un théâtre de la Flandre sa Flandre est un songe baroque, médiéval
C.B. petits poèmes en prose manifestent le spleen de Paris