Dans mon pays, on emprunte ce qui peut se rendre augmenté.
René Char
L’amour des roses de la vie Voix paroles et musique Jean Jacques Dorio accompagné au piano par Léo Cotten
CD 19 titres originaux enregistrés cet été au studio Le Petit MasMartigues photo Noémie Dorio
procurez-vous svp le cd ci-dessus (19 titres : musique originale JJ Dorio) Livret des textes des chansons(9 Dorio+ 9 Victor Hugo+ 1 Jean Claude Di Ruocco) réalisé par Jean-Claude Di Ruocco
en échange de 15 €chèque ou espèces avec votre adresse postale adressée à
Jean Jacques Dorio 9 rue de la Bergeronnette 1500 Martigues
LETTRE D’UN FEU FOLLET À FEUE SA FEMME texte en cours lettre d’un feu follet à feue sa femme : ma chérie mon amour dynamité ma tourterelle ensablée mon soleil quand il pleut à verse mon petit point d’or io ma lionne assise dans le patio de l’Alhambra de tout ton corps jusqu’à ton dernier souffle vivante jusqu’à ta mort mais tu m’écoutes me dis-tu quand il te semble qu’à tes côtés je m’adonne à je ne sais quelle rêverie mais oui petit cœur je t’écoute et je goûte ce moment présent comme une nostalgie un murmure et ton sang infuse toujours dans mes écrits tes yeux dévoilent mes épiphanies l’inflexion de ta voix chère ne s’est pas tue
voix paroles et musique Jean Jacques Dorio accompagnement Philippe Bruguière Ma chérie Ma chérie
Et voilà cette brèche ouverte par un son, un rapport de mots, une liaison d’images, qui permet de voir là où on ne faisait que regarder. De respirer là où on ne faisait que discourir. Celui qui est capable de mettre en œuvre les lueurs qui peuvent naître de telles articulations ou de telles défaites dans les constellations de la parole, qui sait les forger, les provoquer, celui-là, comment ne le reconnaîtrions-nous pas ?
CE
CHERCHEUR INASSOUVI
En
l’écoutant, une fois peut-être, sans frontière, nous l’entendrons.
Ce
chercheur inassouvi, cet éternel inadéquat, ce contempteur d’impossible est
avant tout un ouvrier de la langue qui désespère et qui rit.
Allant
aux fibres du tissage, aux sources de la chimie, il veut d’abord tendrement
essuyer la buée, « buée des buées », regarder par cette trouée
maladroite la lente migration du paysage.
LE
TEXTE POÉTIQUE
Le texte poétique est le texte de la vie, travaillé par le rythme des éléments, construit, érodé par tout ce qui est fragmentaire, plein de lacunes, laissant apparaître dans les failles des signes plus anciens. Trame d’ardeur et de circulation : chacun peut y lire autre chose et aussi la même chose.
3 citations deLorand Gaspar
28 février 1925 naissance à Targu Mures en Transylvanie(Roumanie)
Je crois que je ne suis pas loin
d’être le seul humain déraisonnable à lire intégralement et à annoter, cet
hommage affectueux de Michel Leiris à la mémoire d’Alfred Métraux. Un discours
empreint d’émotion et de reconnaissance, prononcé en guise d’allocution au palais
de l’UNESCO le 17 juin 1963. Sa publication augmentée d’un préambule trouva sa
place dans la revue l’Homme, où
écrivit vers la fin du siècle XX, mon ami ethnologue Michel Perrin, rencontré alors que nous faisions tous deux
notre coopé(ration) à Caracas (1968-1970).
Nous découvrîmes ensemble les indiens
de la péninsule de la Goajira et les « panarés »,
vivant proche d’un affluent de l’Orénoque. Pour lui ce fut le début de sa
conversion vers l’ethnologie, (il était physicien), et plus de quarante ans d’enquêtes
enthousiastes et méticuleuses sur le terrain. Il m’envoya ses livres, qui portent
témoignages, traces et aura, de ces
infatigables recherches, avec des dédicaces précieuses, de la première « Pour toi Jean Jacques, cette partie
de commun chemin Abrazo », « Le
chemin des indiens morts » 1976,
à la dernière sur un exemplaire de Visions
Huichol, dont les « tableaux de fil », faisaient l’objet d’une
grande exposition à la Vieille
Charité « con abrazo et fidélité Michel » 12 XII 2014,Marseille
jardin des Vestiges.
S’il était encore vivant, à nos
côtés, avec Yvette son épouse, je lui ferai lire, et nous en ririons
volontiers, cette dédicace de Métraux dont Leiris fit grand cas, après que son
ami ce fut « endormi tout seul, dans un lieu retiré de la vallée de
Chevreuse » :
« À Michel, en souvenir de nos errances, ces naïves diableries qui nous consolent ».