OSCILLATIONS SURRÉALISTES
Le père et l’antipère
L’ami et le frère ennemi
Les petits jeux du va-et-vient
et le Grand Jeu qu’on assassine
Les cyclistes et les cyclothymiques
Le tapage et l’occultation
L’outrance et l’outre vide
L’arcane 17 et l’arcane sans nom
Les amours jaunes et l’amour libre
Les champs magnétiques
Et les chants de Maldoror
Nadja et Rrose Sélavy
La fée Éry et Fata Morgana
Le mythe et la réalité
L’émotion et les motions
Les champs magnétiques
et le révolver à cheveux blancs
La griffe du lion et le sein de la vierge
Les balises et les balisiers
L’affirmation et l’effacement
Le groupe et le mouvement
Le crépuscule des dieux
L’aurore des paroles
& contre vents et marées
L’Amour la Poésie la Liberté
Category Archives: Poème du jour
CENTON
Le chapeau à la main il entra du pied droit
Dans les grandes villes pleines de murmures
Parfois le passereau y perdait son patois
Il entra dans un bar en longueur
Tel un serpent aux roses lueurs
Flottant épave inerte au gré des flots houleux
Il prit son crayon gris sur sa table écrivit :
Je dirai Passe oh va ma vie Ne fais pas de vieux os
Et puis dit au garçon Victor apportez-moi
S'il vous plaît mon pernod
CENTON
Pièce faite de fragments d’étoffes rapiécés, si l’on veut. Ou bien l’étoffe se transforme en textes divers puisés dans les anthologies et que l’on « colle » l’un après l’autre. Des ajoutages lit-on dans les notes accompagnant les paragraphes mis bout à bout, d’une œuvre qui n’en finit pas d’être rafistolée.
C’est l’art de nous rendre heureux par l’écriture de textes faits à la main avec des mots puisés dans les mots de livres le plus souvent épuisés.
L’ÉCRITURE D’UN POÈME
2
Ça coule d’une source
Perdue dans les nuages
Du poème de l’Étranger
Baudelaire et des poussières
Inscrits sur les murs
de Mai 68
C’est sens dessus
Dessous
C’est compliqué
Comme la lecture
D’un électrocardiogramme
Quand le cœur fait ce qu’il veut
L’ÉCRITURE D’UN POÈME
1
C’est très curieux
On peut se dire
Comme du plomb durci
Sur le papier
C’est hésitant
Entre les mots
Entre les lignes
Ça se dérobe
Les mots s’absentent
Et pourtant
Comme ici
On les écrit
UNE MESURE POUR RIEN
UNE MESURE POUR RIEN
Une mesure pour rien, c’est le charme de ces phrases musicales en apesanteur, sans pulsations, qui me mettent en état d’oublier tout ce qui touche aux maux de la tribu.
Après ce passage musical et matinal obligé, que j’écoute en buvant le premier café, je peux à mon tour m’essayer à faire chanter la plume sur mes papiers préparés par de longues digressions sur des carnets de notes et de citations.
« Et quand personne ne me lirait », rien ne m’empêche de mêler dans mes poèmes des observations de mille petits détails venus du terrain ou des encyclopédies.
Les mesures pour rien, la rougeur soudaine sur un visage rose, un chat isabelle caché dans les roches de la passe maritime, une phrase belle comme une impro sur l’Art de la Fugue.