En vrac En vrac j’écris En vrac j’écris cette En vrac j’écris cette complainte En vrac j’écris cette complainte une nuit En vrac j’écris cette complainte une nuit en roue En vrac j’écris cette complainte une nuit en roue libre En roue libre Une nuit Cette complainte J’écris en vrac
Category Archives: Une écriture à part soi
SE RÉINVENTER
SE RÉINVENTER C’est quand vous voulez, quand vous en avez assez de brasser le vent des feuilles mortes de votre « époque » et que vous ressentez, à l’inverse, le besoin de vous replonger un instant dans les alizés spirituels qui passent sur les phrases impossibles à lire sans un long, immense et raisonné, dérèglement de tous les sens. C’est quand vous désirez entrer dans un monde où vos souvenirs se mêlent, telles « ces fissures, failles, bigarrures de coloration qui dans certaines roches révèlent des différences d’origine, d’âge, de formation. » C’est quand vous voulez amies lectrices, amis lecteurs, lisant et écrivant, associant et dissociant vos « idées », sans bouger ou en marchant, en silence ou faisant passer le texte en voix, entrant grâce aux pouvoirs d’un livre au pays de l’imagination mémorisée, vous perdant dans ses pages, corps et âme, pour avoir une chance de vous réinventer.
Avec Ortega y Gasset, Rimbaud et Proust.
QUAND LA LAMPE N’EST PAS ENCORE ÉTEINTE
23 heures 05 Encore 55 minutes pour poster mon texte du lundi 23 octobre Hier le poème de mon ami Brugeilles « Sous les figuiers de barbarie » a eu 4 lecteurs dont un Michel Chalandon qui suit mon blog depuis quasi ses origines (8 avril 2005 ) a ajouté « Le chant des oiseaux » de Clément Janequin et le suivant « Face au meurtre du Hamas certains silences m’ont terrassée » avec une citation de Delphine Horvilleur et la reproduction de l’un de mes tableaux à l’encre de Chine ont eu 12 vues et une lectrice qui a remercié Pendant ce temps, le même jour, les twitts incendiaires des réseaux sociaux alimentés par la propagande des fanatiques du Hamas et reliés par les trolls de Moscou ou d’ailleurs, ont eu des milliers de vues. Les temps sont durs pour les enfants aux cheveux blancs qui méditent à l’écart à mots choisis sur l’état de délabrement d’un monde où la recherche des faits vérifiables avant tout commentaire est le cadet des soucis des idéologues pousse au crime. Les temps sont difficiles pour les amoureux fervents de la paix la justice et le sourire des enfants innocents qui ne savent pas encore que le mal absolu existe, exercé par des fanatiques sans foi ni loi qui n’ont de cesse de tuer dépecer brûler vif éventrer, hier au nom de Dieu aujourd’hui au nom d‘Allah.
C’est long tout ça bien trop long, mais une fois n’est pas coutume je vais le poster. Après minuit. En l’oubliant vite et en me replongeant dans les livres qui loin de « Quoi de neuf sur la guerre » nous fortifient. En recopiant ces quelques lignes du poète Pierre Reverdy : Quand la lampe n’est pas encore éteinte Quand le feu commence à pâlir Il y a quand même dans la rue des gens qui passent . (cette dernière phrase est le titre du dernier opus de Robert Bober, mon livre de chevet que je suis en train d’achever…mais que je relirai)
Je dis en premier la vie est la lumière des hommes,
la vie.
Israël aurait du tendre l’autre joue
et se joindre au camp des saints martyrs,
la guerre lancée il me faut choisir,
il me faut choisir un camp de guerre,
je choisis le camp d’Israël quel qu’il sera,
contre le Hamas tel qu’il est.
Donc, impur,
j’aurais des morts de Palestine sur la conscience,
et le reste de ma vie pour les pleurer,
mais je dis en premier la vie est la lumière des hommes,
la vie.
«
Bien à toi, je n’aurais jamais imaginé écrire une chose pareille, Michel.
LE TEMPS LE TEMPS C’EST VITE DIT
LE TEMPS LE TEMPS C’EST VITE DIT Le temps je le construis et il me déconstruit Le temps d’une fiction : La disparition Le temps le temps c’est vite court : Largo es el arte La vida en cambio corta como un cuchillo Ángel GonzálezC’est long l’art Mais la vie en revanche c’est court (ça coupe) comme un couteau Le temps dilaté d’Einstein on the beach Le temps des hommes inquiets de la mer inquiète Le temps d’écrire le roman qui n’apporte pas de réponse Le temps de s’égarer dans une forêt afin d’avoir toujours quelque chose à y trouver Senancour Le temps élastique électrique magnétique Le temps le temps de fabriquer son pastis À la recherche du taon perdu Le temps du tour du jour en 80 mondes Cortazar Le temps de sombrer corps et bien sur les pages de 93 Le temps de ressusciter sur les murs de Mai 68 : LA VIE VITE / SISYPHE !.. / ICI ON SPONTANE/ ON N’A PAS LE TEMPS (d’écrire des motions) (de lire Claudel) (de s’emmerder) les parenthèses indiquent des surcharges
VOUS NE POUVEZ PAS SAVOIR COMBIEN ELLE EST BONNE
VOUS NE POUVEZ PAS SAVOIR COMBIEN ELLE EST BONNE ! C’est ce que j’ai envie de crier à mes derniers amis (et amies) en sortant de l’eau de mer ce premier octobre fin de journée La mer la mer où l’on s’ébat où l’on s’arrête à l’écart faisant la planche où l’on se penche paresseux mi-philosophe mi-mollusque Paul Valéry Tu ne peux pas savoir combien elle est bonne ! C’est à toi seule que j’ai dit souvent ça Tu me tendais une serviette en riant en me disant petit fada Tu n’es plus là Tu es la mère en allée avec le soleil noir de sa nuit définitive Lourde est la charge qui m’incombe de poursuivre jusqu’à ma mort et dans un temps paradoxal (intermittent, discontinu) ton souvenir…Lourde et légère aussi